Aéroport de Paris : la privatisation serait une erreur
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Pour le groupe Alternative Écologiste et Sociale, le projet de privatisation d’Aéroport de Paris est une grave erreur du gouvernement. Rappelons-le sans duperie : c’est le gouvernement Valls qui a lancé la danse, avec la privatisation des aéroports de Toulouse, de Nice et de Lyon, avec Emmanuel Macron comme maître d’œuvre. Les élu-es du groupe ont donc été satisfait-es d’entendre que le groupe socialiste du Conseil régional d’Île-de-France s’est prononcé contre la privatisation d’Aéroport de Paris, lors de la présentation de leur vœu annuel au conseil régional d’Île-de-France.

Les arguments ne manquent pas. Les aéroports sont des outils stratégiques pour les Etats, en termes de sécurité, d’attractivité économique, de tourisme, bien sûr… mais aussi en termes de stratégies de mobilité et de lutte contre la pollution et le dérèglement climatique… Ces outils ne doivent pas être délaissés au profit de bénéfices budgétaires court-termistes.

Un argument souvent oublié : entre EuropaCity et le CDG Express, deux projets déjà privés contre lesquels notre groupe politique lutte sur ce même territoire, la privatisation de l’aéroport serait un recul supplémentaire de l’Etat qui se doit pourtant de contrôler les passager-es, gérer et organiser les flux et maîtriser le développement exponentiel de ce qui est aujourd’hui le plus gros aéroport de France.

“Au-delà de notre opposition à la privatisation, qui ne s’arrêtera malheureusement pas à nos arguments face à la machine étatique, d’autres solutions sont possibles. L’idée lancée par certains départements d’un consortium de collectivités territoriales franciliennes qui pourrait acquérir des parts de l’Aéroport pour transformer la privatisation en décentralisation des aéroports doit être étudiée,” a proposé Pierre Serne.