Agents du siège régional : V.Pécresse persiste dans l’absence de dialogue syndical
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 [Communiqué de presse AES]

Avant même le comité technique paritaire, instance de négociation avec les syndicats d’agents régionaux, la présidente du Conseil régional d’Île-de-France a annoncé la suppression de 5 jours de récupération par an pour les employé-es du siège régional.

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale regrettent le grave manque de dialogue, une fois de plus, avec les près de 2000 salarié-es concerné-es et la mise en place d’une mesure qui a pour objectif, une fois encore, de faire porter sur l’ensemble des agents du service public régional des pressions toujours plus importantes.

En se bornant à ne raisonner qu’en termes d’économies budgétaires, la présidente risque aussi d’affaiblir encore les politiques régionales de proximité et de fragiliser la communauté des agents de notre service public,” regrette Anne-Claire Jarry Bouabid.

Cette suppression, en lien avec le non remplacement de nombreux agents qui se fait dans une opacité grandissante de l’organigramme régional, va contribuer à renforcer la surcharge de travail de nos agents, dans des services qui sont trop souvent sous-dotés. Certains services sont amputés d’un tiers de leur personnel… 

“Trop de partenaires de la région se retrouvent aujourd’hui sans interlocuteurs, dénonce François Damerval. Ce qu’il faut remettre en cause, ce n’est pas le professionnalisme des agents mais bien leur charge de travail et leur mal-être grandissant.”

Car en se cachant derrière des accords déclaratifs comme la charte syndicale ou le bien-être au travail, et derrière le déménagement du siège régional désormais imminent, la Présidente de région poursuit une logique d’effritement du service régional : obligation de travailler en open-space, rallongement des temps de trajet des agents avec notamment les retards pris sur la ligne 14, jeu de dupes dans les recrutements des directions, télétravail à marche forcée…