Amiante dans les lycées : Mme Pécresse doit plus de transparence
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[Communiqué de presse AES]

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale apportent tout leur soutien aux enseignant-es, personnels éducatifs et encadrants ainsi qu’aux élèves et leurs parents mobilisé-es aujourd’hui pour dénoncer l’opacité sur la présence d’amiante dans les établissements. La situation du lycée Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi ne semble pas isolée en Île-de-France et de nombreux parents sont inquiets.

La Cité Georges Brassens cumule les risques entre l’amiante, l’exposition au bruit, ou encore le risque inondation.

Pour Annie Lahmer, “c’est le principe de prévention qui devrait primer. Elle regrette l’absence de redéploiement d’une partie des élèves à la rentrée 2018 pour permettre les travaux et réduire les risques en supprimant l’accueil dans les zones exposées.”

La Région doit aujourd’hui travailler avec la direction de l’établissement et le département du Val-de-Marne pour mettre à disposition les locaux du collège (salles de classe et salle des profs) et soutenir la légitimité du droit de retrait des professeur-es. En ce sens, un CHSCT doit se tenir le plus rapidement possible.

Le lycée Georges Brassens, à Villeneuve-le-Roi, est l’un des établissements franciliens emblématiques sur la présence d’amiante des vieux bâtiments. En janvier dernier, nous avions officiellement demandé à la Présidente de Région de rendre disponible au public les Diagnostics Techniques Amiante (DTA) des lycées comme le prévoit la réglementation Amiante de 2013,” rappelle Marie-Odile Bertella-Geffroy, spécialiste du sujet.

“Valérie Pécresse avait répondu que la Région satisfaisait aux exigences légales en répondant à un décret de 2011. Ce n’est pas suffisant et nous le voyons aujourd’hui. Les parents d’élèves et la communauté enseignante demandent toute la transparence et c’est plus que légitime,” ajoute l’élue. “Nous demandons à nouveau à Valérie Pécresse de faire le nécessaire pour répondre aux exigences de la loi et mettre à disposition du public les DTA des lycées.”

“A ce jour, malgré nos demandes, les élu-es n’ont toujours pas un accès direct aux diagnostics DTA de l’ensemble des lycées et CFA franciliens. Nous allons redéposer nos amendements sur le sujet, en demandant à ce que ces informations soient en open data sur le site Internet de la Région Île-de-France,” conclut Bénédicte Monville.

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale sont bien évidemment aux côtés de la communauté éducative lors de la manifestation organisée ce vendredi 12 octobre, afin de dénoncer la présence d’amiante dans les établissements franciliens. L’omerta doit cesser et des mesures fortes doivent être prises afin de résoudre ce problème dans les délais les plus brefs. Le groupe AES sera mobilisé et intransigeant afin de garantir au personnel éducatif et à leurs élèves des conditions d’études qui ne nuisent pas à leur santé.