ARCADI d’autres solutions sont possibles, tenables et durables
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[Communiqué de presse AES]

Suite aux annonces unilatérales de la Région Île-de-France à l’encontre de l’organisme culturel d’ARCADI, les 38 salarié-es sont dans le flou total quant à leur avenir et à celui de leur structure à court, moyen et long terme. Leurs bénéficiaires également, et c’est tout le secteur culturel francilien qui risque d’en être ébranlé. Sur simple annonce de la présidente du Conseil régional, après 15 années d’accompagnement et de soutien à la création artistique en Île-de-France, cet organisme se retrouve du jour au lendemain dans la situation de ne pas savoir quel sera son sort, que ce soit d’un point de vue juridique, organisationnel ou financier. Le groupe Alternative Écologiste et Sociale appelle à ce que tout soit fait pour sa survie, pour le maintien de son indépendance. Des solutions durables sont possibles si l’on s’en donne les moyens et le temps.

En effet, sans direction durable (c’est le directeur adjoint qui assure l’intérim), sans présidence,  puisque Delphine Bürkli a déserté le poste juste avant cette décision brutale, cet EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle) que la Région gérait avec l’Etat (via la DRAC) se retrouve dans une situation ingérable, juridiquement instable, qui ne peut que compromettre ses missions d’intérêt général, présentes et à venir. Mutualisation des plateaux, outils d’aide à la diffusion, médiation culturelle, accompagnement des filières et des territoires, rencontre de professionnel-les… sont pourtant des axes essentiels de la création et de la diffusion artistique et culturelle dans notre région au paysage professionnel particulièrement complexe et concurrentiel, qui aident à la démultiplication des actions de la région.

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale appellent l’ensemble des membres du Conseil d’administration à se réunir rapidement afin d’apporter des réponses sur les possibilités d’avenir de cet organisme. Sandrine Grandgambe et Corinne Rufet ont d’ores et déjà indiqué leur présence et leur disponibilité pour faire avancer toute solution permettant de pérenniser les activités d’ARCADI et d’offrir aux salarié-es de cette structure la possibilité de continuer leur travail dans les meilleures conditions.

Les élu-es plaident également pour que les solutions alternatives à l’internalisation stricto sensu des missions au conseil régional soient étudiées. Pour le groupe, cette seule option signerait la mort des actions de l’organisme. Au contraire, pour les élu-es, le maintien d’une agence à l’autonomie garantie est indispensable à son bon fonctionnement. Cela permettrait notamment de garantir la liberté de la structure et des professionnel-les et qu’ils ne puissent être soumis aux ambitions particulières et aux velléités des décideurs nationaux et régionaux, voire locaux.

Soit l’Île-de-France adopte une politique rabougrie de la culture qui aura des conséquences néfastes sur son économie et son dynamisme, soit elle maintient une vitrine conséquente, innovante, à la mesure du foisonnement culturel de la région.

Le groupe souhaite que l’organisme indépendant soit sauvé et qu’un appel à d’autres collectivités soit lancé pour son maintien et une refonte de ses financements.