CDG-Express : les travaux doivent cesser immédiatement
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[Communiqué de presse AES]

De nombreuses alertes locales ont fait remonter l’information que les travaux du Charles-de-Gaulle Express avaient commencé depuis plusieurs jours, sans que la concertation prévue n’ait été finalisée ni les réponses aux nombreux questionnements obtenues. Le groupe Alternative Écologiste et Sociale tient à témoigner de sa colère face à cette attitude manifeste de dédain de la part de l’Etat vis-à-vis du débat public.

Alors que le projet est rejeté par nombre d’habitant-es, d’élu-es, et associations d’usager-es qui émettent des réserves évidentes sur l’impact d’un tel projet sur les lignes et les investissements du quotidien, alors que nous n’avons pas reçu de réponse au courrier envoyé (par les groupe AES, groupe Génération.s et groupe Écologiste du Conseil de Paris), ni aux pétitions signées, alors que les conclusions de la concertation doivent être livrées mi-février, Monsieur le Préfet fait fi des avis de toutes et tous.  “À l’image du grand débat national en cours, il semble que l’Etat fasse des outils de dialogue qu’il met lui-même en place des duperies tout en avançant au pas de charge. Cette politique du fait accompli que l’on constate à d’autres endroits en Île-de-France n’est plus admissible,” dénonce Julien Bayou.

Le groupe Alternative Écologiste et Social demande l’arrêt immédiat des travaux du CDG Express et des engagements précis de l’Etat pour répondre aux inquiétudes de la population et des élu-es. “Ce projet est à contre-courant des besoins des transports du quotidien des millions de Francilien-nes qui attendent des améliorations concrètes de leurs conditions de vie et de transports qui ne cessent de se dégrader, rappelle Julien Bayou. Toutes les études montrent que la construction et l’exploitation du CDG Express viendra perturber le faisceau nord des transports franciliens, l’un des plus empruntés de France et des moins robustes à ce jour. Pour rappel, le trafic du CDG Express représentera moins de 3% du trafic journalier du seul RER B !”

De même, alors que Mme Pécresse s’est elle-même opposée à la réalisation du CDG-Express avant 2024, au travers d’avis particulièrement critiques d’Île-de-France Mobilités, et qu’elle doit rencontrer M. le Préfet Cadot ce vendredi, il est indispensable qu’elle lui demande des explications sur ce commencement des travaux. “Nous demandons toute la transparence sur le contenu des échanges avec M. le Préfet et sur les décisions prises vis-à-vis des Francilien-nes. Il ne serait pas entendable que Mme Pécresse joue au même double-jeu que M. Cadot, en rassurant la population avec des discours, mais en soutenant le contraire, notamment les travaux sur le terrain,” précise Mounir Satouri, président du groupe AES.