Condamnée par la justice, Mme Pécresse persiste et s’attaque à Act Up
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[Communiqué de presse AES]

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale ont découvert avec colère et stupéfaction que Mme Pécresse a mis à l’ordre du jour du prochain Conseil d’administration d’IDF Mobilités (STIF) la prise en charge de ses frais d’avocat pour attaquer Act-up Paris en diffamation.

La plainte déposée par la Présidente du STIF fait suite à une campagne d’Act Up Paris, qui dénonce, avec la verve et vigueur qui l’a toujours caractérisé, la violence de Mme Pécresse à l’encontre des étranger-es bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État, quand elle a supprimé illégalement le demi-tarif dans les transports pour ces populations, entraînant des risques sanitaires accrus voire des arrêts de traitement pour certains sans-papiers malades ou porteurs du VIH.

À deux reprises, le Tribunal administratif et la Cour administrative d’appel de Paris ont donné tort à Valérie Pécresse, l’obligeant à devoir réparer l’erreur de droit qu’elle avait délibérément commise. Mme Pécresse avait volontairement stigmatisé les étranger-es qui résident en France, en tentant de démontrer qu’ils bénéficiaient d’un privilège. Ce n’est pas le cas et c’est le principe de l’égalité de traitement entre toutes et tous qui a primé. A ce jour, 9 mois bientôt après la première décision de justice, elle n’a toujours pas remis en route la réduction pour les bénéficiaires de l’AME.

“Non contente d’être hors-la-loi et d’entraver des décisions de justice depuis des mois, Valérie Pécresse va donc faire financer par les usager-es un procès indécent contre une association reconnue de lutte contre le Sida ! s’insurge Pierre Serne, qui a obtenu à deux reprises la condamnation en justice d’Ile-de-France Mobilités. Cette nouvelle manœuvre n’a qu’un seul but : intimider pour faire pression contre les lanceurs d’alerte, essayer de faire taire ceux et celles là mêmes qu’elle applaudissait lorsqu’ils et elles agissaient dans le film 120 Battements par Minute. Au lieu d’utiliser l’argent d’IDF Mobilités pour remettre en place ce dispositif de demi-tarif au plus tôt, Mme Pécresse s’évertue à financer à grands coups de frais d’avocats un débat perdu dans les tribunaux, aux frais des usagers. C’est inadmissible et s’agissant en plus d’une association de défense de malades et de précaires c’est même criminel. Je n’ai pas peur de dire comme Act-up Paris que, oui, Mme Pécresse porte la responsabilité de nouvelles contaminations du fait de sa politique anti-sans-papiers. C’est hélas un constat tristement statistique !”

“Cette plainte est digne de Tartuffe : alors que Valérie Pécresse réclame à grands renforts de communication le doublement des peines dans les “quartiers criminogènes”, elle fraude sciemment la loi puis attaque en justice les associations qui lui demandent d’appliquer le droit, ajoute Mounir Satouri, président du groupe qui s’inquiète de la tendance récurrente ‘manif pour tous’ de Valérie Pécresse et de son entourage.”

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale condamnent avec la plus grande fermeté cette décision et s’y opposeront au Conseil du STIF. Ils et elles continueront de se mobiliser pour faire respecter le droit aux transports et le droit à la santé pour toutes et tous.