Débat d’orientation budgétaire 2019 : le monde change et Valérie Pécresse regarde ailleurs
Partager

Les orientations budgétaires 2019 de l’exécutif régional s’appuient sur un axe de communication : Le budget 2019 sera celui de l’accélération”

Un effet de langage qui, lorsqu’on le décrypte signifie que même avec un monde changeant et des attentes nouvelles des habitant-es, Valérie Pécresse restera sourde dans une tour d’ivoire.

“Valérie Pécresse semble n’avoir qu’une obsession : obtenir une bonne note des agences de notations en dépensant moins et tant pis pour les Francilien-nes” souligne Anne-Claire Jarry-Bouabid pour qui “il ne faudrait pas dépenser moins mais dépenser bien”.

“Dépenser moins”, comme le fait Valérie Pécresse, conduit à :

  • la disparition des aides pour l’hébergement d’urgence,

  • la baisse pour la construction des logements sociaux,

  • la disparition de l’éducation à l’environnement ou des emplois tremplins ou les dispositifs pour des cantines bio dans les lycées,

  • la fermeture progressive des guichets dans les gares de grande couronne,

  • la baisse des effectifs régionaux qui conduisent à une perte d’expertise et très probablement une perte de 104 millions d’euros de financement européens.

“La politique de baisse systématique des aides, pénalise celles et ceux qui, dans notre région ont peu, ajoute l’élue. Pourtant, Valérie Pécresse pourrait faire mieux pour les habitant-es si elle ne considérait pas la Région comme un marche-pied pour ses ambitions personnelles.”

“Dépenser bien” :

  • instaurer des critères dans les financements des projets d’urbanisme pour accélérer la transition écologique,

  • ce serait organiser les filières pour des cantines bio dans les lycées,

  • intervenir pour protéger les espaces naturels et les espaces agricoles,

  • investir dans les territoires prioritaires de la politique de la ville,

  • soutenir les associations culturelles et solidaires,

  • augmenter l’intervention régionale dans les lycées publics et cesser de financer les actionnaires des lycées privés.

“Comme dans d’autres collectivités et pays, la course à la baisse et à l’austérité peut conduire à une rupture des solidarités sociales et un effondrement des marges pour soutenir la transition écologique” conclut Mounir Satouri, président du groupe.