Destruction d’ARCADI par Valérie Pécresse : Franck Riester doit être “constructif”
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[Communiqué de presse AES]

Valérie Pécresse a décidé une nouvelle fois de passer en force et de retirer la participation de la région Île-de-France de l’EPCC (Établissement Public de Coopération Culturelle) ARCADI, de manière unilatérale dès demain, lors de la commission permanente du conseil régional, signant ainsi un arrêt de mort pour la structure.

C’est un Ministre de la Culture fraîchement nommé, Franck Riester, qui sera en charge de ce dossier brûlant. Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale souhaitent qu’il puisse renouer le dialogue, dans la droite ligne de sa prédécesseure et sauver ARCADI, son indépendance, ses finances, ses actions. C’est la ligne également qui avait été adoptée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France, qui a toujours été du côté du maintien de l’établissement public.

“Comme elle l’a déjà fait dans d’autres domaines, Valérie Pécresse utilise la crise de gouvernance pour mettre fin à l’EPCC ARCADI. Nous demandons que le premier acte de Franck Riester, nouveau Ministre de la Culture, soit la mise en place d’un nouveau processus de dialogue pour sauver l’organisme, intervient Sandrine Grandgambe, qui siège au conseil d’administration de la structure. Rien n’empêche aujourd’hui Valérie Pécresse et Franck Riester de se mettre d’accord sur un nouveau mode de gouvernance pour sauver la structure.”

Avec cette décision, Valérie Pécresse prend en otage tout un secteur culturel, et en particulier celui du spectacle vivant qui n’est piloté que par ARCADI en Île-de-France, mais aussi l’Etat, en l’obligeant à se prononcer avec précipitation, en dehors de tout bon sens. Certaines des missions d’ARCADI ne relèvent ni de la fonction publique d’Etat ni de la fonction publique territoriale et seraient tout bonnement abandonnées.

Le travail exemplaire des équipes de l’agence ARCADI pour le soutien à la création artistique n’a jamais été remis en question et les dernières négociations entre l’État et la Région avaient abouti à un nouveau cahier des charges.

“Pour les élu-es, il est important que l’Etat rappelle à Mme Pécresse qu’elle doit maintenir ses engagements financiers et de moyens dans l’EPCC, au moins jusqu’à fin 2019 (date de fin de la convention triennale), ce qui lui permettrait de trouver d’autres solutions, constructives et durables,” ajoute Rama Sall, membre de la commission culture.

Demain matin, les salarié-es d’ARCADI seront présent-es devant le siège régional, au 33 rue Barbet-de-Jouy (75007), attendant que leur sort soit peut-être scellé par cette décision absurde de la Région Île-de-France. Le groupe AES est à leurs côtés.