Foncier des lycées : nous attendons des garanties
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[Communiqué de presse AES]

Le Conseil régional a adopté ce jour une convention avec l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France (EPFIF) en vue de céder une partie du foncier des lycées pour des opérations immobilières. Face à l’absence de garanties sur la maîtrise publique des opérations, et d’actions en faveur du logement social et du respect de l’Accord de Paris, le groupe AES s’est abstenu.

“Mme Pécresse communique sur le fait qu’elle libère du foncier pour favoriser le logement social, mais refuse notre amendement qui vise à garantir 50% de logements sociaux,” regrette Claire Monod. “Ce sont 500 000 familles qui attendent un logement social en Île-de-France et auxquelles la Région ne répond pas au travers de cette convention.”

Pour le groupe AES, s‘il est opportun de mobiliser du foncier public, il est important pour la collectivité d’en garder la maîtrise et de ne pas le faire au détriment de l’environnement et de la qualité de vie des lycéen-nes. On ne peut pas laisser filer des terrains scolaires pour des opérations immobilières à vocation privée, sans objectif de mixité sociale ou d’exigences de construction durable qui permettraient de respecter les accords de Paris.  

“Cette nouvelle politique fait le choix très libéral de livrer au privé les leviers de l’action publique dans une logique court-termiste. Vendre des espaces récréatifs ou sportifs pour construire des programmes libres ou de l’immobilier de bureaux, c’est pour la Région se couper de marges manoeuvres futures. ”

Cette convention s’inscrit dans un contexte d’attaques du gouvernement contre le logement social et les collectivités locales. Pour participer à l’effort de construction de logements dont l’Île-de-France a tant besoin, les élu-es du groupe AES attendent de Mme Pécresse qu’elle donne des moyens aux bailleurs sociaux et qu’elle cesse de distribuer des aides aux maires qui ne respectent pas les obligations de la loi SRU.