Grande cause régionale contre la précarité des femmes: Valérie Pécresse doit passer des mots aux actes
Partager

 [Communiqué de presse]

Valérie Pécresse a annoncé jeudi 22 novembre sur RTL que la lutte contre la précarité des femmes à la rue cet hiver sera la grande cause régionale pour 2019. Le groupe AES salue cette décision mais prévient qu’elle devra impérativement se traduire par un effort budgétaire exceptionnel du Conseil régional et une véritable mobilisation de toutes les politiques régionales.

Cette annonce vient en tout cas contredire la politique attentiste et la sourde oreille menée par Valérie Pécresse depuis le début de son mandat régional malgré les alertes répétées des élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale, inquiet-es des coupes budgétaires à répétition dans ce domaine alors que tous les signaux sont au rouge.

Pour Fanélie Carrey-Conte, “Valérie Pécresse et sa majorité, qui jusqu’alors n’ont cessé de se cacher derrière l’argument des compétences de la Région pour justifier leur inaction et leurs désengagements en matière d’hébergement et d’action sociale, auraient-ils retrouvé le chemin du volontarisme ? À Mme Pécresse de démontrer par des faits qu’au-delà d’une pure annonce de communication, la Région va véritablement passer des discours aux actes et mobiliser les moyens nécessaires”.

Au-delà de l’urgence sociale de rétablir ces crédits, le groupe AES réitère sa demande que la Région s’investisse dans une politique de prévention des expulsions locatives et en faveur du programme innovant “Un Chez soi d’abord” pour le logement inconditionnel des personnes sans-abri. Nous souhaitons enfin à la Région de développer des actions de plaidoyer en faveur d’un urbanisme inclusif pour inciter les collectivités franciliennes à supprimer les aménagements urbains et mobiliers hostiles aux personnes sans-abri.  

 

Valérie Pécresse et le soutien aux femmes précaires : 3 années de reculades

Depuis 2015, la majorité régionale a supprimé de nombreux dispositifs :  

  • L’aide aux Centres d’accueil et d’hébergement pour personnes sans-abri (-11,8M€)
  • L’aide aux Gens du voyage et à la résorption des bidonvilles (-1M€)
  • Le plan d’urgence pour l’accueil digne et l’hébergement des réfugié-es (-1,7M€)

Dans le même temps, de nombreuses politiques ont été rabotées :

  • -30% pour le soutien aux établissements et services pour femmes en difficulté
  • -60% pour l’aide à la construction de logements sociaux
  • -30% pour le Centre Hubertine Auclert, Centre de ressources francilien contre les violences faites aux femmes