Gratuité des transports : un horizon nécessaire contre le dérèglement climatique
Partager

À l’occasion de la séance régionale du 20 septembre 2018, les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale ont apporté leur soutien à la réflexion sur le passage du réseau de transports franciliens à la gratuité.

Les expérimentations mises en place par des dizaines de villes à travers le monde se sont montrées concluantes tant en matière d’utilité sociale, que d’impact environnemental et d’équilibre économique. Les réseaux concernés témoignent d’une diminution des conflits d’usage, d’une augmentation de la fréquentation et donc d’une baisse de la circulation automobile et de la pollution de l’air qui lui est associée. Ces résultats convaincants appellent à ouvrir un débat serein mais approfondi en Ile-de-France.

“Il ne s’agit bien évidemment pas d’adopter la gratuité totale du réseau de transports du jour au lendemain, mais de poser les conditions pour un passage progressif et étapes par étapes, a précisé Julien Bayou. C’est ce que les écologistes ont fait durant la précédente mandature en instaurant progressivement le Pass Navigo à tarif unique, une révolution à laquelle personne n’osait croire dix ans plus tôt. Le dézonage du Pass Navigo s’est accompagné en outre d’une forte augmentation de l’investissement pour développer de nouvelles lignes et améliorer le confort et la sécurité sur le réseau existant”.

« C’est une question de choix de société. On ne peut pas à la fois prétendre lutter contre la pollution de l’air et soutenir en permanence la croissance de l’automobile », a donc plaidé Julien Bayou. « Les enjeux sociaux et environnementaux liés à la mobilité sont tels que développer dès demain une gratuité ciblée sur certains publics (jeunes, chômeurs, retraités sous condition de ressources, etc.) serait déjà une avancée majeure ».