Jour du dépassement écologique en France… et Valérie Pécresse continue de regarder ailleurs
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[Communiqué de presse AES]

Si l’intégralité de l’humanité adoptait le mode de vie et les habitudes de consommation des Français-es, elle aurait consommé la totalité des ressources que la Terre est capable de régénérer en une année le 5 mai 2018.

Avec une importation de plus de 90% de son alimentation, de son énergie, avec une exploitation agricole essentiellement tournée vers la monoculture intensive et sa forte concentration en population, l’Île-de-France est la triste championne des régions françaises à impact négatif sur les ressources naturelles. Face à ce triste constat, nous pourrions croire que la présidente d’Île-de-France a pris la mesure du danger qui pèse sur l’humanité. Il n’en est rien.

La droite francilienne refuse toujours d’utiliser l’argent public pour développer prioritairement les activités vertueuses pour l’environnement. Elle a supprimé tous les critères environnementaux pour le financement des projets,” s’inquiète Annie Lahmer.

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale demande que l’exécutif régional fasse preuve de plus de responsabilité et se libère des lobbyistes industriels, agro-alimentaires et économiques pour engager notre région vers plus de valeur écologique.

L’effondrement de la biodiversité, les pollutions et les inégalités s’accélèrent en Île-de-France et pendant ce temps, la présidente de région ne regarde que les places financières et la performance économique, déplore l’élue. Ceci n’est qu’une vision à court terme. Qui veut habiter dans une région où respirer rend malade et où la dépollution grève les budgets ?”

Le plan Climat-Énergie et le Pacte Agricole seront présentés au vote par l’exécutif lors de la prochaine séance régionale. Le groupe Alternative Écologiste et Sociale est très inquiet sur le contenu du rapport agriculture qui est essentiellement tourné vers la performance économique et technologique. Rien n’est dit sur les questions de biodiversité, de reconquête des zones humides, des haies et des fossés, ni sur la stérilisation des sols par les pratiques industrielles ou sur la qualité de l’eau.

Nous ne nous faisons aucune illusion sur la vision agricole de la droite régionale qui ne parle que très peu d’alimentation, d’environnement ou de santé. Centrée sur la performance économique, Valérie Pécresse oublie l’essentiel,” prévient Mounir Satouri. “Sur les questions d’énergie et de climat, nous avons eu des échanges avec le vice-président qui semble volontaire. J’espère simplement qu’il aura des marges de manoeuvre et que l’ambition affichée ne sera pas rabaissée par une présidente qui, décidément, ne semble rien comprendre aux enjeux environnementaux.