Le plan énergie climat aurait dû proposer changement de modèle et transition écologique
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[Communiqué de presse AES]

 

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale ont refusé de voter la délibération soumise au vote ce jour en séance plénière du conseil régional. La responsabilité de la Présidente de la Région Île-de-France n’est pas de faire des vœux pieux mais de proposer des solutions concrètes, une stratégie planifiée et quantifiée pour répondre de manière concrète à l’urgence climatique à laquelle nous faisons face.

Depuis son élection, la majorité régionale de droite s’est évertuée à mener une politique à rebours des décisions qui permettraient d’assurer la transition écologique de notre Région vers un modèle plus économe, plus vertueux et plus résilient.

Un grand “Plan vert” annoncé en février 2017 et doté de 5 millions d’euros n’a, à ce jour, rien donné : ce sont seulement 500 000 euros qui ont été engagés. Pas le moindre euro n’a encore été dépensé concrètement ! En 2016, Valérie Pécresse annonçait son souhait d’aider les artisans dans le remplacement des véhicules trop polluants et inscrivait 4 millions d’euros à cette fin dans le budget. Pas le moindre euro n’a été dépensé ! La majorité régionale avait annoncé un million d’euros afin d’améliorer la qualité de l’air dans le métro et le RER, ainsi que 3 millions d’euros pour le renouvellement des chaudières bois. Et pas le moindre euro n’a été dépensé, ni même engagé pour honorer ces engagements.

“Outre le vide sidéral entre les annonces et les engagements réels de Valérie Pécresse, les manques sont nombreux pour que ce plan énergie-climat soit à la hauteur des enjeux, regrette Annie Lahmer qui ajoute : Notre groupe a présenté toute une série d’amendements pour tenter de réorienter ce plan ; amendements qui ont été balayés d’un revers de la main, avec des postures idéologiques regrettables,” a déploré Annie Lahmer. Ont notamment été défendus :

– le retour à un soutien en faveur des associations environnementales franciliennes

– le soutien aux emplois d’insertion en environnement et aux emplois en matière d’éducation à l’environnement

– la fin des investissements carbone

– la rénovation énergétique des logements sociaux

– le soutien au tourisme durable

Le groupe a également rappelé que les plans d’action qui cadrent les politiques régionales sont loin d‘être en adéquation avec les objectifs affichés. Or pour le groupe, si l’exécutif persiste à mener une politique économique et de développement à l’ancienne, libérale et productiviste, les quelques mesures positives proposées ne suffiront pas et les objectifs en matière de réduction d’émissions ne seront jamais atteints.