Le service public régional délaissé
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Manque d’effectifs, turnover exponentiel, augmentation des démissions ou demandes de mutation, le bilan social 2017 de la région Île-de-France démontre à quel point les politiques de Mme Pécresse et de sa vice-présidente Marie-Carole Ciuntu en matière de ressources humaines sont délétères pour le bon fonctionnement du service public régional.

En séance régionale, Anne-Claire Jarry-Bouabid a souligné la réduction toujours plus drastique du fonctionnement, au risque de pousser les agent-es de notre service public vers la porte :

« Finalement, n’est-ce pas une fuite des cerveaux que vous avez organisée ? a-t-elle demandé à Mme Pécresse. L’élue regrette que la présidente de la région Île-de-France tente d’adapter, parfois avec brutalité, les politiques managériales de certaines entreprises sans pour autant pratiquer la nécessaire conduite du changement. Finalement, pour l’élue, ce sont les Franciliennes et les Franciliens qui pâtissent de l’adage tellement ancré dans les têtes de ce pays « supprimer de l’emploi public c’est bien » quand il faudrait en revanche créer de l’emploi privé ».

« Celles et ceux qui font vivre au quotidien les politiques publiques de notre collectivité, agent-es du siège régional et des lycées, se voient les jouets des réductions budgétaires, d’une organisation qui préfère faire appel à des prestataires extérieurs coûteux, souvent peu soucieux du service aux Francilien-nes et moins compétents, et de nombreuses suppressions de postes, jusque dans les lycées, » a regretté François Damerval, qui remarque que nombre de directions se retrouvent sous-dotées et que les Francilien-nes perdent parfois leurs interlocuteurs régionaux, débordés par la demande.