Les violences à l’encontre des lycéen-nes doivent cesser !
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[Communiqué de presse AES]

Alors que la mobilisation s’intensifie, ces derniers jours, la France a assisté à des scènes inédites. Des lycéen-nes frappé-es, gardé-es à vue, humilié-es par les policiers. La violence croissante des forces de l’ordre vis-à-vis des lycéen-nes mobilisé-es pour leur droit à l’avenir doit absolument cesser et les enquêtes sur les agissements des forces de l’ordre doivent être clairement et rapidement menées.

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale ont été particulièrement choqué-es par les images diffusées sur les réseaux sociaux, montrant 148 à 151 lycéen-nes mineur-es, agenouillé-es, encerclé-es par des forces de l’ordre, à proximité de leur lycée situé à Mantes-la-Jolie. Ces scènes, d’une rare violence, d’une portée symbolique dramatique, sont à l’image de l’absence de dialogue entre le gouvernement et la jeunesse.

Les lycéen-nes sont mobilisé-es pour leur droit à l’avenir, pour de meilleures conditions d’éducation, pour un droit à l’orientation après le bac et plus largement parce qu’ils se rendent compte que leur génération vivra moins bien que celle de leurs parents. Leurs revendications sont claires et justes : davantage de professeurs dans les classes, la suppression de la réforme du bac, la suppression du système ParcourSup.

De son côté, la Présidente de la Région Île-de-France ne doit pas rester muette et avoir pour ligne de conduite la condamnation des jeunes. Nous attendons d’elle qu’elle joigne en urgence le Préfet et l’exhorte à la retenue et au calme face à l’augmentation des mobilisations de ces mineur-es. Nous demandons à ce que Mme Pécresse condamne la violence des policiers, en particulier l’humiliation infligée aux jeunes de Mantes-la-Jolie,” dénonce Mounir Satouri. Au contraire, pour le moment, Mme Pécresse jette de l’huile sur le feu et dit qu’elle mettra à disposition “toutes les vidéosurveillances de tous les lycées de façon à ce que l’on puisse interpeller et punir”…

Les lycées franciliens sont victimes, depuis l’arrivée à la tête de la Région de Mme Pécresse, d’une politique à la petite semaine : cap sur la répression avec par exemple les brigades mobiles, et enterrement de toutes les mesures de prévention et de citoyenneté. Pour Mounir Satouri, “il n’est plus temps de se la jouer flic des lycées. Valérie Pécresse ne met en place aucune mesure pédagogique dans les lycées franciliens, et a supprimé toutes les actions positives, comme les budgets participatifs des établissements. Quand on n’écoute pas les jeunes, ils finissent par se faire entendre par eux-mêmes. ”