Lutte contre les déserts médicaux : Valérie Pécresse baisse le budget de 33% en IDF
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[Communiqué de presse AES] 

La présidente du Conseil régional d’Ile-de-France se rendra dans la Sarthe ce vendredi 30 mars après-midi pour faire la publicité de son mouvement Libres! et de ses propositions pour lutter contre les déserts médicaux.  

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale sont pleinement engagé-es dans la lutte contre la tendance à l’augmentation des déserts médicaux et les fermetures de services d’urgences ou de cabinets médicaux. En Île-de-France, les moyens alloués par le Conseil régional pour la résorption des déserts médicaux ont baissé de 33% sous la présidence de V. Pécresse, pour un manque à gagner de plus de 5 M€.

C’est un véritable abandon dans une région qui fait partie des plus touchées par la désertification médicale : 4,4 millions de Francilien-nes vivent dans un territoire carencé, soit plus d’un-e Francilien-ne sur trois, et 75% des communes sont actuellement en tension.  

Si l’accès aux soins des Francilien-nes recule fortement ces dernières années par manque de remplacement des médecins partant à la retraite, ce phénomène est également aggravé par l’explosion des tarifs de consultation et des dépassements d’honoraires.

“L’action de la Région contre les déserts médicaux manque cruellement de volonté politique et de sens des priorités : on demande de faire avec moins de moyens alors que les besoins explosent et que les inégalités de santé se creusent, souligne la conseillère régionale Fanélie Carrey-Conte. Et au lieu de prioriser les aides sur les territoires les plus carencés et sur les professionnel-les de santé qui respectent les tarifs de la Sécurité sociale, la droite régionale ouvre les financements au tout venant”.

“Mme Pécresse a beau jeu de faire des préconisations quand elle n’a rien mis en place de bien concret pour réduire les déserts médicaux en Île-de-France et relancer les services publics de proximité, là où elle a pourtant des responsabilités,” a regretté Mounir Satouri, président du groupe.