Malgré le cri d’alarme du GIEC pour le climat, Valérie Pécresse engage la déforestation de la Corniche des Forts
Partager

[Communiqué de presse AES]

Cela restera comme un triste symbole du renoncement de Valérie Pécresse à lutter contre le dérèglement climatique. Alors que les expert-es du GIEC assurent dans un rapport rendu ce jour qu’il faut engager “des changements sans précédent dans tous les aspects de la société pour lutter contre le réchauffement climatique”, la Région Île-de-France a démarré au même moment les travaux de déforestation de la Corniche des Forts en Seine-Saint-Denis, avec les premiers engins de chantier.

La forêt urbaine de la Corniche des Forts est à ce jour un réservoir de biodiversité unique en son genre en Île-de-France. Véritable poumon vert et îlot de fraîcheur à seulement 2 kilomètres de Paris, elle abrite une faune et une flore luxuriantes et joue un rôle essentiel dans la régulation des eaux de pluie.

“Le projet d’aménagement imposé par la Région Île-de-France prévoit ni plus ni moins que la suppression de près de 2000 arbres pour installer une grande pelouse en lieu et place de cette riche forêt urbaine. C’est écologiquement aberrant, dénonce Pierre Serne qui était présent ce matin aux côtés des associations et des riverains pour s’opposer au démarrage des travaux. Alors que Valérie Pécresse s’était engagée à prendre le temps de consulter l’Agence régionale de la biodiversité, elle est prise une nouvelle fois en flagrant délit de double langage”.

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale demandent la suspension immédiate des travaux d’aménagement de la Corniche des Forts et condamnent le double discours de la Présidente du Conseil régional qui choisit de passer au bulldozer sans consulter ni les habitant-es ni les associations environnementales. La sauvegarde de la forêt n’est pas incompatible avec le projet d’île-de-loisirs, nécessaire aux habitants de ce territoire. Le site complet fait 65 hectares et il n’est pas besoin de détruire le joyau qu’est cette forêt sauvage de 27 hectares.

“Il est encore temps de lutter contre l’irréparable, assure Mounir Satouri. À l’heure où même les espèces communes sont désormais menacées d’extinction dans notre région, la forêt peut être préservée et transformée en un magnifique observatoire de la biodiversité du Grand Paris. La Région doit entrer en dialogue avec les associations, les habitant-es et les collectivités. Les millions d’euros dilapidés dans ce projet pourraient être utilisés à aménager les abords de la Corniche des Forts et à embellir les parcs alentours dans un projet alternatif compatible avec les enjeux climatiques.”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *