Plan régional de santé : Valérie Pécresse prescrit une cure d’austérité pour l’Île-de-France
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[Communiqué de presse AES]

Alors que la Région Île-de-France donnait un avis favorable sur le Plan régional de santé 2018-2022 élaboré par l’Agence régionale de santé, les élu-es du groupe AES ont interpellé Valérie Pécresse sur l’échec de sa politique en matière de santé et les incohérences majeures de son action. Loin des appels à faire de l’Île-de-France une région solidaire, Valérie Pécresse assèche l’ensemble des politiques de solidarité. L’Île-de-France est pourtant le premier désert médical de France métropolitaine et la région où les inégalités sociales et environnementales de santé sont les plus fortes.

“Nous soutenons la Région quand elle mène des actions innovantes, comme en matière de prévention du VIH/Sida, mais aujourd’hui il n’y a plus de budget à la Région pour expérimenter de nouvelles prises en charge, lutter contre la désertification médicale ou soutenir les établissements de santé en difficulté (hôpitaux, EHPAD…). Les crédits sont systématiquement amputés, selon Fanélie Carrey-Conte qui rappelle que le budget pour les établissements en faveur des personnes handicapées a été divisé par 3 par Valérie Pécresse”.

“La réduction des inégalités de santé étant un sujet majeur en Île-de-France, notre groupe a élaboré sa propre contribution mais, au moment de passer au vote, aucune de nos propositions n’a été acceptée. C’est un déni total de la démocratie sanitaire, regrette Marie-Odile Bertella-Geffroy. La santé environnementale est l’autre grande absente de la politique régionale qui ne lutte pas résolument contre les particules fines, les perturbateurs endocriniens ou encore l’habitat indigne.”

La réalité de la politique régionale de santé avec Valérie Pécresse, c’est :

Une vision conservatrice de la santé

  • Opposition à la distribution gratuite de protections périodiques dans les lycées
  • Opposition au renforcement des séances d’éducation à l’égalité filles-garçons
  • Refus de réduire la publicité pour l’alcool dans les transports en commun franciliens

Une politique austéritaire contre le service public territorial de santé

  • Refus du principe d’un moratoire sur les fermetures d’hôpitaux et de maternité
  • Baisse de 30% des crédits du fonds de lutte contre les déserts médicaux
  • Division par 3 des investissements pour les EHPAD et les établissements médico-sociaux qui accueillent les Francilien-nes en situation de handicap 

Un refus idéologique d’apporter des réponses à des problèmes de santé majeurs

  • Aucune mesure pour lutter contre les perturbateurs endocriniens
  • Refus de rétablir l’aide légale aux transports pour les bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat

Les élu-es du groupe AES ont porté un avis défavorable.