Sortir du danger nucléaire en luttant contre le dérèglement climatique, c’est possible
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[Communiqué de presse AES]

A l’issue du conseil des ministres du mardi 7 novembre, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a annoncé qu’il sera “difficile” de tenir l’engagement de réduire à 50 % en 2025 la part du nucléaire dans la production d’électricité “sauf à relancer la production d’électricité à base d’énergie fossiles”.

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale du Conseil régional d’Île-de-France s’étonne d’une telle déclaration au lendemain du lancement de la COP 23 et tient à rappeler que l’objectif fixé par la loi relative à la transition énergétique est non seulement tenable mais vertueux, puisqu’il favorise les économies d’énergies tout en créant de nombreux emplois dans les filières industrielles de la production d’énergies renouvelables.

Le scénario 2017-2050 de l’Institut NégaWatt présenté cette année démontre, sans aucun doute, que c’est un objectif réalisable, rappelle Annie Lahmer. Je ne comprends pas pourquoi le ministre Nicolas Hulot a tenu à communiquer sur les “difficultés” alors que nous avons besoin d’une volonté résolument politique et ambitieuse dans ce domaine. Difficile peut aussi vouloir dire que c’est possible. J’espère que le ministre saura tout mettre en oeuvre pour que la France réalise cet objectif et qu’il fera tout pour résister clairement aux forces contraires”.

Pour le groupe d’élu-es, le dérèglement climatique, les risques technologiques et sanitaires liés à la production d’énergie il existe un chemin pour engager la France dans un cercle vertueux et le groupe ne cessera de le rappeler à la Présidente du Conseil régional d’Île-de-France qui engagera ses assises de l’énergie le 27 novembre 2017. “On ne peut pas baisser les bras face aux lobbies du nucléaire, ni faire baisser les bras à tous les acteurs économiques qui investissent aujourd’hui massivement dans les énergies renouvelables. Ces acteurs ont besoin d’un coup de pouce, pas d’un coup de massue, conclut Mounir Satouri. Si ce rétropédalage se confirme, nous espérons que le ministre Hulot se posera la question de son utilité. Son rôle ne doit pas être d’accompagner les reculs du gouvernement Macron”.

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