Terrains synthétiques de sport : la levée du moratoire régional sur les subventions est dangereuse
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[Communiqué de presse]

Depuis un an, le groupe Alternative Écologiste et Sociale a attiré sans relâche l’attention de l’exécutif sur le potentiel de dangerosité des terrains synthétiques de grands jeux. Ces terrains majoritairement faits à base de pneus recyclés présentent des dangers mis en avant par une étude américaine, révélée par le magazine So Foot et corroborée par plusieurs rapports depuis, en particulier pour les enfants ou les sportif/ves qui sont le plus en contact avec le sol, comme les gardiens de but. “La pression du groupe avait permis de faire adopter un moratoire sur les subventions de terrains synthétiques par la Région, et la mise en place d’un groupe de travail,” affirme Annie Lahmer qui a activement contribué à ce groupe de travail pour notre groupe politique.

À la veille du vote de la Région sur la charte “Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens”, le Conseil régional a pourtant décidé de lever mercredi 21 novembre – contre l’avis du groupe Alternative Écologiste et Sociale – son moratoire sur le financement de terrains synthétiques en billes de pneus recyclés et de financer, même, la transformation de plus de 20 terrains existants en terrains synthétiques. Ainsi, Plessis-Robinson, Cormeilles en Parisis, Herblay, Pontault-Combault ou Bourg-la-Reine auront leur lot.

Si cette levée est accompagnée de quelques avancées (étude de toxicité, traçabilité des matériaux), grâce au groupe de travail, elle ne constitue absolument pas une réponse satisfaisante aux inquiétudes légitimes des utilisatrices et des utilisateurs de ces terrains. L’exécutif a par ailleurs refusé de proposer une bonification de 30% pour des terrains plus naturels, en liège ou en coco.

Pour Mounir Satouri, président du groupe AES, “le moratoire a été un leurre. La Région fait mine de prendre conscience mais ne passe pas à l’action concrète… Pour nous, les pollutions présentent des risques cumulatifs et la Région doit maintenir le principe de précaution et poursuivre les études.” Le groupe a demandé notamment à la Région de :  

  • Financer une étude indépendante de long terme sur la toxicité des terrains synthétiques et leur impact environnemental,
  • Sensibiliser les Francilien-nes, les clubs sportifs et les collectivités aux bonnes pratiques concernant l’utilisation de terrains de grand jeux en pneus recyclés,
  • Soutenir financièrement les collectivités pour les inciter à investir dans le développement d’une filière de terrains nouvelle génération et moins polluants.