Tribune du groupe AES : « Avec Valérie Pécresse, l’Ile-De-France tourne le dos à l’avenir »
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Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale publient sur le site du Journal du Dimanche une tribune à lire ici :

« 26 mois de droite régionale, 26 mois d’inégalités »

« Rien de tel qu’une femme pour faire le ménage! » disait Valérie Pécresse le 11 mai 2015 à l’occasion d’un déplacement de campagne. Au cours des deux années et demie qui ont suivi son élection le sens de ses propos est devenu limpide. À l’image de cette citation au sexisme flagrant, qui remet en cause les principes d’égalité femme-homme, tant dans le discours que dans les actes, Mme Pécresse a balayé toutes les politiques solidaires de notre région.

En mettant au rebut de nombreux financements régionaux pour l’amélioration du quotidien des Franciliennes et des Franciliens, elle a mis sous le tapis les soutiens aux plus précaires. Mis à la poubelle les subventions associatives, les emplois tremplins, les politiques environnementales. Valérie Pécresse a isolé les quartiers populaires et traité avec mépris nos concitoyens les plus démunis. Les exilés qui devraient être accueillis avec bienveillance sont traités avec injustice. Les jeunes qui n’attendent que d’entrer dans la vie active sont mis en difficulté.

Petit à petit, Valérie Pécresse s’est évertuée à accroître les inégalités territoriales et renforce l’insécurité sociale.

Alors qu’elle promettait de ne jamais – au grand jamais – augmenter le coût des transports en Île-de-France, voilà que les Franciliennes et les Franciliens paient leur Pass Navigo 62 euros supplémentaires chaque année.

Alors qu’une personne sur dix est victime de mal logement en Île-de-France, Valérie Pécresse supprime 60 millions d’euros par an d’investissements, autrefois destinés à soutenir l’effort de construction de logements sociaux. Non contente de réduire ces financements, la présidente de la Région Île-de-France s’oppose farouchement aux mesures d’encadrement des loyers dans sa région. La droite régionale renforce la crise du logement, participe à la flambée des prix du marché et pérennise les « ghettos de riches ».

Alors que le nombre de personnes exposées à la pollution en Île-de-France est toujours trop important, Mme Pécresse refuse de mener une politique d’assainissement de l’air ambitieuse. Rassurons-nous, une fois encore, elle a fait le nettoyage : en récusant toutes les initiatives liées à la lutte anti-pollution, ce qui, une fois encore, pénalise les populations les plus précaires.

Récemment encore, Valérie Pécresse et sa majorité de droite ont rejeté notre proposition de sortie du Diesel en Île-de-France d’ici à 2025.  Pourtant, des engagements ont été pris à différentes échelles et avec différents scenarii : d’un pays comme la Norvège dès 2025, l’Irlande ou le Danemark, à la région Bruxelles Capitale, en passant par Athènes, Rome ou Madrid… Notre Région doit également prendre ses responsabilités : au regard des milliers de morts dus aux particules fines, l’inaction est coupable.

Indéniablement, l’Île-de-France portée par la vision conservatrice et inégalitaire de Valérie Pécresse tourne le dos à l’avenir. C’est un tout autre chemin que nous souhaitons tracer : celui d’une alternative Écologiste et Sociale, celui d’une Région qui construit son attractivité et son ambition sur la solidarité entre les territoires et les habitants. Nous souhaitons mener une politique francilienne en faveur de la transition écologique. Il est urgent, pour notre avenir collectif, que l’Île-de-France fasse le choix de ce monde de demain. Nous ne cesserons de nous battre en ce sens. »