Un plan Borloo à la région ? La droite empêtrée dans ses contradictions sur les quartiers populaires
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[Communiqué de presse AES]

Valérie Pécresse a reçu Jean-Louis Borloo, ce mercredi 6 juin à la Région Île-de-France,  pour une réunion d’échange dans la continuité des propositions du rapport “Vivre ensemble, vivre en grand”. Au regard des débats, cette énième opération de communication qui vise surtout à saisir les opportunités de sujets nationaux promet une délibération pour le mois de juillet mais pourrait ne rien proposer, ni de très opérationnel ni d’efficace.

Préférant mener – depuis le début de son mandat – une politique qui favorise les nanti-es, Mme Pécresse envoie aux oubliettes les quartiers prioritaires et continue sa fracturation sociale entre les habitant-es de la région Île-de-France. Il semble d’ailleurs qu’au-delà des effets d’annonce, le Pacte pour les quartiers populaires  qui pourrait être proposé ne cible même pas les quartiers dits “Politique de la Ville.”

Pour Claire Monod, “personne n’est dupe des intentions de Valérie Pécresse. Tout dans sa politique tend à accroître les inégalités sociales dans notre région et à favoriser le renforcement de ghettos de riches, tout en méprisant l’urgence climatique.”

Le bilan de Valérie Pécresse depuis son élection à la tête de la région Île-de-France, sur les quartiers populaires, est accablant. Dès son arrivée, Valérie Pécresse a choisi de stigmatiser les quartiers et les habitant-es en difficulté et :

  • de diviser par 4 les crédits dédiés à la rénovation urbaine passant de 1 milliard d’euros à 250 millions d’euros, voire à zéro euro comme en 2016, où la Région n’a rien dépensé !

  • de soutenir les communes qui ne respectent pas la loi (SRU) en faisant le choix de ne pas construire de logements sociaux pour les plus démuni-es,

  • de supprimer globalement 40% des investissements dédiés au logement social

  • d’arrêter toute politique régionale permettant l’application de l’Accord de PAris (COP21) comme la lutte contre la précarité énergétique

  • de supprimer tous les emplois-tremplin et le financement des associations et missions locales

  • d’entraver la mobilité par la multiplication des retards, voire interruption, des prolongements et créations de lignes de transports destinées à désenclaver les quartiers prioritaires

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale invitent la présidente de Région à faire preuve de sérieux et à faire son aggiornamento en faveur des quartiers populaires.

“Non contente d’avoir démoli la délégation à la politique de la ville au Conseil régional et les politiques associées, elle détourne même les crédits de droit commun en faveur des quartiers les plus aisés, renchérit Mounir Satouri, Président du groupe AES. “Avec une telle politique, Valérie Pécresse fracture l’Île-de-France et assigne à résidence les catégories populaires, sans perspective de mobilité sociale ni résidentielle.”

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