Valérie Pécresse détourne sans honte l’argent du budget environnement à d’autres fins
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[Communiqué de presse AES]

C’est près de 50% du budget environnement qui sont détournés de leur objet initial.

Bien incapable de faire face aux enjeux que représente l’amélioration de la qualité de vie des Francilien-nes, Valérie Pécresse use et abuse de communications diverses pour finalement ne rien faire de concret pour l’environnement.

Ainsi, ce qui est qualifié de “politique environnement” par la droite régionale, c’est, par exemple, 16 M€ pour des contrats de constructions sans aucun critère d’excellence écologique, 12 M€ pour l’aménagement des bords de route et des lignes de train, 2,5 M€ pour une cartographie des maraîcher-es qui est honteusement qualifiée d’“aide à l’introduction de produits biologiques” ou encore 26,5 M€ utilisables pour l’enfouissement de lignes à très haute tension appelé indignement “soutien aux énergies renouvelables”.

“Malgré l’urgence climatique et l’effondrement de la biodiversité, Valérie Pécresse n’a toujours pas compris ce que devrait être une politique écologique. Elle va même jusqu’à diviser par deux la participation régionale à la SEM Énergies Posit’If’ qui permet de faire de la rénovation thermique, souligne Annie Lahmer. Elle continue de soutenir les projets climaticides comme EuropaCity, l’artificialisation du plateau de Saclay ou encore l’exploitation de carrières de calcaire pour produire du ciment.”

Pendant la séance budgétaire, l’exécutif régional a fait parvenir aux élu-es une communication sur sa stratégie environnementale qui comporte une série de mesures totalement hors-sujet : plus de 16 M€ pour aider les entreprises sans aucun critère RSE, 16,4 M€ pour la formation professionnelle, 66 M€ pour l’aménagement des routes, etc.

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale a porté nombre de propositions pour engager la Région dans la lutte effective contre le dérèglement climatique : élargir les aides à la rénovation thermique pour les ménages, protéger les zones humides et limiter les risques d’inondations, soutenir un réseau de “sentinelles de l’environnement”, inciter les collectivités à réaliser des projets d’urbanisme éco-responsables, aider les emplois d’insertion en environnement, lutter contre l’obsolescence programmée et la surproduction de déchets plastiques, etc. Tout a été balayé sans explication.

“Alors que le soutien à l’action juridique des associations contre l’Etat français pour son inaction dans la lutte contre le dérèglement climatique a déjà recueilli plus d’1,2 million de signatures, nous demandons que tous les exécutifs et en particulier celui de Valérie Pécresse sortent de leur paresse. La politique environnementale de Mme Pécresse est une honte,” conclut l’élue.