Valérie Pécresse s’attache mordicus au CDG Express, un grand projet pourtant inutile et néfaste
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[Communiqué de presse]

Interrogée par Julien Bayou en séance du Conseil régional jeudi 22 novembre sur la position de la Région vis-à-vis du CDG Express, Valérie Pécresse a réaffirmé son soutien à ce projet de liaison directe entre Paris-Gare de l’Est et l’Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, faisant fi des nombreuses critiques et inquiétudes qui s’élèvent désormais contre cette infrastructure inutile.

Julien Bayou a pourtant pointé les multiples incohérences de la Région dans ce dossier qui prétend “en même temps” tout faire pour les transports du quotidien et “en même temps” défendre la réalisation d’un train VIP à 24€ le simple trajet.

Cette position n’est pourtant plus tenable à l’heure où l’Etat vient de confier au Préfet d’Île-de-France une mission d’arbitrage pour prioriser les chantiers de transports dans le nord de Paris d’ici 2024, reconnaissant qu’il ne sera pas possible de tenir dans le même calendrier la modernisation du RER B, la mise en accessibilité des gares, la construction du Grand Paris Express et la réalisation du CDG Express.

“Nous vous demandons solennellement de faire entendre la voix de la Région pour que ce train VIP ne soit pas privilégié au détriment des transports du quotidien ni de la mise en accessibilité des transports, a demandé Julien Bayou. Rappelons que 12% des Francilien-nes, soit 1,4 millions de personnes, ont des difficultés de mobilité. Et qui oserait accueillir les Jeux Paralympiques de 2024 sans garantir l’accessibilité de nos gares ?”

“Les Francilien-nes en ont marre de se voir opposer à leurs galères quotidiennes dans les transports la communication fanfaronne et triomphante de la Région. Le CDG Express est un train destiné à un tout petit nombre de privilégié-es, 15 000 personnes par jour contre 900 000 pour le RER B ! Il ne répond en rien à leurs difficultés et, pire, il aggravera les conditions  de transports du plus grand nombre, au moins en situation perturbée, c’est-à-dire très souvent comme quiconque emprunte régulièrement le RER B peut l’éprouver”.