Violences contre les manifestations lycéennes : le groupe Alternative Écologiste et Sociale appelle à l’apaisement
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[Communiqué de presse AES]

En Île-de-France, plusieurs dizaines de lycées connaissent des mobilisations lycéennes, dans la suite du mouvement des Gilets Jaunes mais avec des revendications propres. Ces mobilisations sont réprimées de manière parfois violente et disproportionnée.

Ce mercredi 5 décembre, un lycéen a été blessé par un tir de Flash-Ball aux abords de l’établissement Simone de Beauvoir à Garges-lès-Gonesse dans le Val-d’Oise (95) alors qu’il manifestait devant son lycée. Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale apportent leur soutien à ce jeune Francilien et à sa famille et lui souhaitent un prompt rétablissement.
Par ailleurs, plusieurs élèves du lycée Romain Rolland à Ivry-sur-Seine ont été placés en garde à vue après avoir tagué un slogan devant leur établissement. Cette garde à vue a duré plus de 24h, un temps excessivement long au regard des faits reprochés.

“La colère des lycéen-nes doit rester pacifique et tout affrontement avec les forces de l’ordre est à déplorer. Mais les violences policières à l’encontre de ces mineur-es sont intolérables. Nous demandons l’ouverture d’une enquête afin de comprendre les conditions dans lesquelles cet élève du lycée Simone de Beauvoir a été blessé et hospitalisé,” a demandé Mounir Satouri.

Le Ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer doit appeler les forces de l’ordre à la mesure et à la réserve face à des personnes mineures. L’usage de leur droit à manifester est un acte d’engagement citoyen et la répression n’est pas une réponse à la colère de toute une génération. Des négociations doivent être engagées afin d’apporter des réponses à ces lycéen-nes. Nous lui demandons également de prendre le temps de recevoir les organisations de jeunesse et d’écouter les nombreuses revendications des lycéen-nes mobilisé-es contre la casse de l’éducation et pour de meilleures conditions d’études et perspectives d’avenir. Le gouvernement ne peut rester sourd face à cette mobilisation de la jeunesse et doit tout faire pour que les cours puissent reprendre dès que possible.

De même, il n’est pas tolérable que la présidente de Région jette de l’huile sur le feu via les réseaux sociaux, en communiquant sans discernement et uniquement à charge contre les lycéen-nes mobilisé-es. Madame Pécresse ne cherche pas à apaiser la situation. En n’étant que dans la répression, elle l’envenime au contraire et ne laisse aucune porte ouverte à la compréhension de ce mouvement.

“Nous sommes bien évidemment solidaires des jeunes mobilisé-es contre ParcourSup et la réforme du baccalauréat. Ces jeunes ont raison d’être inquiet-es pour leur avenir, indique Bénédicte Monville. Nous appelons Valérie Pécresse à la mesure et au respect de la parole citoyenne des jeunes. La jeunesse a tout autant le droit de se mobiliser que l’ensemble de nos concitoyen-nes. La présidente de Région doit recevoir une délégation des lycéen-nes mobilisé-es au lieu de dénigrer leurs revendications. Elle doit aussi demander au gouvernement qu’il assure la sécurité des jeunes manifestant-es.”

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