Affaire “Baupin” : l’honneur retrouvé des femmes harcelées
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[Communiqué de presse]

Ce vendredi 19 avril 2019, la 17ème chambre correctionnelle de Paris a prononcé une relaxe pour toutes les personnes – journalistes et 8 femmes – accusées de “dénonciation calomnieuse” par Denis Baupin.

Le parquet de Paris, en mars 2017, saisi par une plainte contre Monsieur Baupin déposée en 2016 par plusieurs femmes, avait classé sans suite son enquête, considérant que : « les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d’entre eux susceptibles d’être qualifiés pénalement (…), ils sont cependant prescrits. »

A la suite de ce classement, M. Baupin a accusé en diffamation les journalistes et les femmes qui avaient révélé ses agissements. Lors du procès en février 2019, les femmes victimes ont pu exposer devant la justice le harcèlement qu’elles avaient subi, transformant ainsi le procès en un moment intense, de libération de la parole des victimes et des témoins.

“Au nom des élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale, je tiens à saluer le courage et la détermination de ces femmes qui ont osé briser l’omerta, en particulier Annie Lahmer, membre de notre groupe. La relaxe obtenue à l’issue de ce procès est importante. C’est un succès qui doit faire date pour aider toutes les victimes de harcèlement à saisir la justice,” se réjouit Mounir Satouri, président du groupe.

Le dénouement de ce procès doit être une étape supplémentaire dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Malheureusement, ces violences sont toujours d’actualité, dans toutes les sphères publiques, privées et ce, quel que soit le milieu socio-professionnel. Le harcèlement sexiste et sexuel existe toujours et doit être combattu. La libération de la parole des femmes doit être facilitée par des cellules d’écoutes indépendantes des pouvoirs en place.