Annulation du PLU de Gonesse : une victoire majeure pour le climat et contre EuropaCity
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[Communiqué de presse du groupe AES]

La justice a annulé mardi 12 mars 2019 le plan local d’urbanisme de Gonesse. Il avait été amendé en toute illégalité en 2017 pour permettre l’urbanisation de 280 hectares de terres agricoles au profit du projet EuropaCity, un gigantesque complexe commercial jugé par les associations environnementales insensé et à rebours des enjeux climatiques.

Les élu-es du Groupe Alternative Écologiste et Sociale au Conseil régional tiennent à saluer la mobilisation exceptionnelle des militant-es engagé-es contre la bétonisation et le saccage des terres arables, grâce à qui les promoteurs d’EuropaCity essuient un nouveau revers majeur. À nouveau sanctuarisées, les terres agricoles de Gonesse vont pouvoir retrouver leur vocation nourricière première.

Un signe encourageant alors que le même jour, le Groupe AES a déposé au Tribunal administratif, par la main de son président Mounir Satouri, un recours contre le permis de construire de la gare dite “gare du Triangle de Gonesse”.

Ce sont près de 300 millions d’euros d’argent public qui sont prévus pour la construction de cette gare, trois fois plus que le coût moyen habituel d’une gare. Avec de telles sommes, le Groupe AES affirme qu’il est possible de faire sur ce territoire un projet alternatif d’agriculture périurbaine, respectueux des enjeux de lutte contre le dérèglement climatique, qui redynamise les commerces de proximité et créateur d’emplois. Le projet CARMA, défendu par un large groupe de citoyen-nes, est un exemple vertueux parmi d’autres.

“Si ce permis de construire était confirmé, nous aurions en Île-de-France la première gare du Grand Paris Express en plein champs, ironise Mounir Satouri. Après cette décision d’annulation du PLU de Gonesse, le permis de construire de la Gare est de fait, illégal. Il est temps que les habitant-es, les commerçant-es, l’ensemble des associations et les représentant-es du territoire soient entendu-es : il faut abandonner définitivement EuropaCity. D’autres solutions existent pour développer notre région et mailler autrement nos territoires.”

La prise de conscience croissante des effets néfastes du projet Europacity rebat les cartes sur l’ensemble de l’aménagement du nord de l’Île-de-France, qui est aujourd’hui entièrement soumis aux intérêts de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Nous attendons de la Région des positions fermes contre cette course insensée à la croissance du trafic aérien, dont Europacity ou encore le CDG Express ne sont que des produits dérivés. Valérie Pécresse doit sortir de sa position attentiste et s’engager clairement contre la privatisation d’Aéroports de Paris, la construction d’un terminal aéroportuaire supplémentaire T4 ou encore la mise en service du CDG Express.