Brigades de sécurité dans les lycées : un dispositif inutile et contre-productif !
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[Communiqué de presse]

Ce lundi 15 Avril, Valérie Pécresse a inauguré la mise en place des premières brigades de sécurité dans les lycées, lors d’un déplacement dans le lycée Frédéric-Bartholdi situé en Seine-Saint-Denis.

Ce dispositif sécuritaire est loin de faire l’unanimité, notamment auprès des enseignant-es qui rappellent systématiquement le besoin d’assistant-es sociales, d’enseignant-es, de matériel pédagogique… Cette décision unilatérale de la présidente de la région Île-de-France de réprimer, au lieu d’accompagner les élèves, est pour le groupe AES contre-productive et ne répond en rien aux réels besoins des lycées franciliens.

“Après avoir réduit les dotations allouées aux lycées publics, après avoir octroyé plus d’argent qu’il n’est obligatoire aux lycées privés, après avoir accru les inégalités dans les lycées, Valérie Pécresse prétend régler les problèmes des lycées publics et de leurs élèves en installant de la vidéosurveillance et des brigades mobiles dans les établissements. Nos lycées ont besoin d’argent et de professeurs pour fonctionner. Mme Pécresse impose ses politiques sécuritaires humiliantes pour les élèves et la communauté éducative mais qui font le bonheur des entreprises privées de sécurité et dégradent un peu plus les conditions d’études des élèves ” indique Bénédicte Monville, élue au sein du groupe Alternative Écologiste et Sociale.

“Une nouvelle fois, Valérie Pécresse préfère utiliser la répression plutôt que la réflexion. Elle a supprimé tous les dispositifs pédagogiques que la région finançait dans les lycées, comme les budgets participatifs dans les établissements. Mme Pécresse fait fi de toutes les actions positives et utilise les moyens du conseil régional d’Île-de-France pour mener une politique toujours plus sécuritaire. Une attitude indigne pour notre région,” ajoute Sandrine Grandgambe.

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale rappelle son opposition à ce dispositif de brigades de sécurité dans les lycées franciliens. Seule une réponse humaine et pédagogique pourra permettre aux lycéen-nes d’évoluer dans de meilleures conditions.