Budget 2018 : V.Pécresse fait payer ses économies par les Francilien-nes
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[Communiqué de presse AES]

Le groupe Alternative Ecologiste et Sociale a décidé de voter contre le Budget présenté par la majorité de Mme Pécresse. Loin de présenter des avancées pour l’Île-de-France, ce budget est une nouvelle fois un budget de recul pour notre région sur de nombreux sujets : environnement, transports en commun et mobilités, logement, culture… Le seul objectif de la Présidente de Région est d’avoir une approche basée sur un discours d’austérité, qui veut séduire les agences de notation plutôt que de répondre aux besoins et attentes des Francilien-nes.

“Mme Pécresse veut développer le mythe de faire toujours plus avec toujours moins… Qui y croit ? La réalité est que le budget de V.Pécresse fait moins – bien moins – avec beaucoup moins…, a déclaré Anne Claire Jarry-Bouabid, qui rappelle que depuis 2015 les recettes de la région ont augmenté de 147 M€, sans effet positif pour les Franciliens.”

Les élu-es du groupe notent que les transports en commun restent une variable d’ajustement pour la droite, qui a adopté un dernier amendement (dit d’équilibre) amputant encore le STIF de 1,7M€ .

“Madame Pécresse poursuit sa politique de réduction du soutien de la région aux transports, considérant que la collectivité doit moins les financer, et que le coût de la mobilité doit davantage peser sur les usagers,” regrette Mounir Satouri. Ce n’est pas la vision des écologistes qui ne l’oublieront pas lors de la prochaine augmentation du Passe Navigo portée par V.Pécresse.”

Pour les élu-es du groupe, V.Pécresse thésaurise (en 2016, le montant de la cagnotte était de 141 M€), et reporte à plus tard de lourdes factures qui pèseront sur la Région après la fin de son mandat. Des factures en espèces sonnantes et trébuchantes sur les transports, le siège régional, les lycées en PPP… mais aussi des factures sociales et territoriales, avec l’augmentation des inégalités qu’elle renforce plutôt que ne contribue à les freiner.

Pour Anne-Claire Jarry-Bouabid, “le budget ne doit pas être un coffre-fort mais un arrosoir. Plus il puise et prend d’eau, plus il aide à prospérer.”

Le groupe, enfin, regrette la médiocrité des débats et l’absence de volonté manifeste de la majorité d’argumenter ses choix. La réduction des débats de 3 à 2 jours de débats démocratiques, le refus massif des 97 amendements portés par notre groupe démontre la vision autoritaire de V.Pécresse qui a fait de cette séance une salle d’enregistrement de son idéologie.