Budget régional 2021 : même dans la crise, l’austérité reste la règle
Partager

Le dernier budget de la mandature Pécresse n’aura malheureusement pas permis d’inverser les priorités de la droite régionale. 5 ans après l’accord de Paris, l’écologie pour la droite régionale reste un outil de communication dénué d’actes structurants. Face à la crise sanitaire, économique et sociale, la droite a refusé de remettre en place le bouclier social qu’elle a détricoté, continuant de déverser des millions d’euros dans le soutien aux entreprises sans aucune conditionnalité sur les plans de l’emploi ou de la protection de l’environnement.

Des centaines de milliers de Francilien·nes sont dans une situation économique, sociale et psychologique particulièrement difficile. Plutôt que de tout faire pour leur venir en aide, la région Ile-de-France a préféré sauvegarder ses indicateurs financiers et les compliments des agences de notation.

Face à l’urgence de la précarité, du mal-logement, du chômage, la droite régionale a refusé toutes les mesures d’urgences sociales proposées, comme l’aide au paiement des loyers pour les étudiant·es en situation de précarité. Elle a également refusé d’instaurer la conditionnalité des aides octroyées aux entreprises. Pourtant, la conditionnalité est un principe simple qui permettrait de conditionner le versement des subventions à des engagements précis pour sauvegarder l’emploi et le climat.

Sur le plan du climat, ce mandat restera comme celui du cynisme poussé à son paroxysme. 5 ans après l’Accord de Paris, et alors que toutes les solutions étaient sur la table, rien n’a été entrepris pour mettre la région sur la trajectoire espérée. Pire, la région a poursuivi ses soutiens aux grands projets inutiles écocides. Elle a stoppé la politique de rénovation thermique du parc social pendant 4 ans avant de la reprendre à la veille des élections. Si elle avait poursuivi les politiques de la précédente mandature, l’ensemble du parc social serait aujourd’hui traité. La majorité régionale a refusé de produire un bilan carbone, seul outil permettant de savoir quelles sont les sources d’émissions de GES en Ile-de-France afin de pouvoir traiter efficacement les sources de pollution.

La présidente de région termine son mandat avec 192 propositions pour le climat, qui relèvent du programme de campagne, alors qu’elle devrait avoir un bilan avec 192 réalisations. 5 ans de perdu pour l’Ile-de-France dans la lutte contre le réchauffement climatique.