Canicule et responsabilité politique : la rénovation thermique des copropriétés toujours délaissée par la droite régionale
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« Communiqué de presse »
Alors que le seuil de 45ºC a été dépassé pour la première fois en France métropolitaine, nous aurions pu croire que la droite régionale aurait pris la mesure de la gravité de la situation et de l’urgence pour s’engager dans la lutte acharnée contre le dérèglement climatique.
Depuis 2016 l’exécutif de Valérie Pécresse assume son insouciance en ce domaine pourtant clé dans la politique du logement. Pas une seule ligne budgétaire n’a été mobilisée depuis 2015, alors que le Conseil régional consacrait, avant son arrivée à la tête de la région, 13 000 000 € pour la lutte contre la précarité énergétique.
C’est pourquoi le groupe Alternative Écologiste et Sociale, par amendement, réaffirme la nécessité de réintroduire la politique d’aides à la rénovation thermique du bâti. Sans surprise, la droite a rejeté cette proposition et ne consacrera que 648 000€ pour une unique opération dans une copropriété.
Pourtant la Région Île-de-France a les moyens de mettre en place ces politiques. Pour rappel, en 2018, l’exécutif régional a cumulé un excédent de 300 000 000 €.. Si cette somme avait été mobilisée pour soutenir les programmes de rénovation thermique, notre région serait efficacement engagée dans la lutte contre la précarité énergétique.
La crise écologique doit nous amener à des transformations profondes de notre modèle productif, de nos modes de vie et de consommation. Les institutions ont une responsabilité majeure dans le pilotage de la transition écologique et la lutte contre la précarité énergétique est l’un de ces enjeux qui nous rappellent qu’agir pour une planète habitable c’est aussi agir pour la justice sociale.
Se parer des atours de l’écologie ce n’est pas agir en faveur de l’écologie. Tant que les pouvoirs publics ne mobiliseront pas tous les leviers qui sont entre leurs mains, la bataille contre le dérèglement climatique sera perdue et les premières victimes seront les personnes moins favorisées socialement.