CDG-Express : une charge contre les opposant-es injustifiée et injustifiable
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[Communiqué de presse]

Rien ne justifiait l’urgence d’un début des travaux du CDG Express, mais ce sont les citoyen-nes et les élu-es locaux-les qui sont traité-es comme des hors-la-loi…

Alors que les travaux avaient été commencés en dépit d’une concertation en cours, alors que les réponses aux nombreuses questions soulevées par les opposant-es au CDG Express n’ont toujours pas été apportées, alors que le rapport du préfet lui-même démontre les risques sur les transports du quotidien de la ligne du RER B, les habitant-es qui manifestaient contre un début des travaux injustifié se sont vus durement évacués-es par les forces de l’ordre.

Pour le groupe Alternative Écologiste et Sociale, cette évacuation de la mobilisation le 12 février est la preuve – s’il en fallait encore – que ce projet est fait à marche forcée par le gouvernement et au mépris de toute forme de dialogue avec les opposant-es au CDG Express, même lors qu’ils ou elles sont des élu-es de la République, comme c’est le cas de Mme Blandiot-Faride, Maire de Mitry-Mory (77). “Il est déplorable que même quand tous les feux sont au rouge sur un projet et que les Francilien-nes se retrouvent obligé-es de mener seul-es la bataille contre le CDG Express, la répression soit une nouvelle fois le seul outil choisi par le gouvernement, désapprouve Pierre Serne, pour qui les atermoiements de Mme Pécresse ce matin lors du CA d’IDF Mobilités et son refus de mener le bras de fer avec le gouvernement vont dans le même sens.”

Pour les élu-es du groupe, la manipulation est grotesque et le flou entretenu par le gouvernement néfaste au dialogue et à la prise en compte des citoyen-nes. “Mme Borne signe d’une main le contrat de concession du CDG Express mais fait mine de l’autre de rassurer les usagers du RER B ou les habitant-es. Il n’empêche que la signature est bien là et que le dialogue n’est que fumée,” déplore Julien Bayou. Pour le groupe, ce projet aura de lourdes conséquences sur le quotidien des Francilien-nes pendant toute la durée des travaux, mais aussi après.