Claire Monod interpelle l’exécutif régional sur la construction de logements étudiants
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Madame la présidente, 

Mais quelle frénésie tout à coup ! Il va falloir tenir le rythme. Les élections ont été repoussées en juin, ça va vous paraître long ! A moins que tout cet activisme et ces provocations permanentes ne servent opportunément à dissimuler L’INANITÉ de votre bilan ?

5 ans pour rien ? Où sont vos résultats ?

S’agissant du logement, et singulièrement pour les jeunes et étudiants, 5 ans après votre arrivée, nous allons pouvoir passer aux comptes. Au regard de l’aggravation exponentielle de leurs difficultés, autant dire que les résultats ne s’annoncent pas au rendez-vous !

Tout d’abord vous semblez découvrir un diagnostic connu de tous depuis longtemps s’agissant de l’ampleur des difficultés qu’ils rencontrent. Elles n’ont fait malheureusement que s’aggraver sous votre gouvernance.

Pourquoi ne pas plaider comme nous pour que le RSA soit attribué aux 18/25 ans par exemple ?

Mais le vrai problème c’est qu’en 5 ans vous n’avez mis en place aucune stratégie en matière de logement, alors que c’est la base. Un droit. Au contraire, vous vous enorgueillissez d’avoir supprimer le soutien de la Région au logement très social. Dans quel monde vivez-vous pour ne pas en faire une priorité ? Et que sont ces larmes de crocodiles que vous versez maintenant ?

5 ans après, votre bilan est famélique : en nombre de logements produits et subventionnés comme en moyens.

5 ans après, vous affichez des objectifs qui ne sont même pas à la hauteur de vos engagements de campagne : 25 000 logements étudiants avez-vous promis. Avec à peine 9 000 on en est tellement loin…

Vous ne savez que reporter la responsabilité de vos échecs sur les autres, souvent l’Etat. Mais la construction de logements ne souffre pas d’atermoiement. Ce que vous auriez dû engager en début de mandat aurait pu sortir de terre en fin de mandat, maintenant. Trop tard !

Mais il y a pire ! En modifiant la cartographie prioritaire, vous proposez d’aggraver la situation. Pour pouvoir construire à “bas coût”, vous proposez rien de moins que de revenir sur vos propres engagements dans le SRLE en choisissant, à rebours de bonnes conditions de vie, d’éloigner les opérations de résidences étudiantes des lieux d’enseignement ou de travail. 

C’est le pompon parce que retenir cette logique, la même toujours libérale que celles des opérateurs des années 70/80, et bien ça porte un nom : ça s’appelle créer des ghettos, loin, à bas coût pour regrouper les plus fragiles. 

En tant que Présidente de région vous auriez pu entrer en négociation avec les opérateurs et acteurs comme la Société du Grand Paris (SGP) pour construire des logements jeunes et étudiants autour des gares. 

En tant que Présidente de la région, où le nombre d’étudiants est le plus grand, vous auriez pu agir depuis 5 ans avec l’ensemble des partenaires et influer, financer, construire, bref anticiper. 

Mais non ! Pour vous, aider les étudiants c’est se plier aux lois du marché, faire des économies et affaiblir les politiques publiques.

Décidément dans tous les domaines vous avez d’ores et déjà 5 ans de retard !

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