Conseil d’administration du STIF : Mme Pécresse, allez-vous respecter la loi ?
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[Communiqué de presse AES]

Alors que se tiendra, ce 14 février, le Conseil d’administration du Syndicat des Transports d’Ile-de-France, cela fait désormais 19 jours que Valérie Pécresse refuse de faire appliquer par le STIF le jugement du Tribunal Administratif de Paris l’obligeant à redonner accès au demi-tarif dans les transports pour les Francilien-nes bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat.

“Nous avons déposé un amendement pour que le STIF applique le droit au demi-tarif pour les bénéficiaires de l’AME. Nous espérons qu’il sera adopté par les administratrices-eurs du STIF – quitte à passer contre l’avis de sa présidente, Mme Pécresse, qui a décidé seule de mettre le STIF hors-la-loi !” indique Pierre Serne, conseiller régional et administrateur du STIF qui a porté l’affaire en justice, au même titre qu’un collectif d’associations composé du Gisti, la Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers, la Cimade, Dom’asile, la Fasti, l’union syndicale Solidaires et les syndicats CGT de Paris et des Yvelines.

“Contrairement à ce qu’elle avait annoncé dans les médias, Mme Pécresse joue la montre : il n’y a pas d’appel notifié et la décision est bien d’application immédiate, précise Pierre Serne. Même la Ministre des Transports lui a adressé une fin de non-recevoir en affirmant devant le Parlement qu’elle ne toucherait pas à la loi SRU qui impose aux autorités organisatrices des transports de proposer des tarifs sociaux aux bénéficiaires de l’AME.”

Pourtant, les demandeurs du demi-tarif se voient répondre invariablement par Solidarité Transport, qui gère pour le STIF le système de réductions, que leur attestation d’AME ne leur donne toujours droit à rien, en toute illégalité et déni de justice !

“Le risque principal à ce jour pour le STIF est de se retrouver à devoir payer des astreintes financières journalières à cause des décisions de sa présidente. Des astreintes qui seront supportées en réalité par les usagers puisqu’elles seront tôt ou tard répercutées sur les tarifs ou dans une moindre dépense d’investissements. C’est tout simplement inadmissible,” s’insurge Pierre Serne.

Les élu-es du groupe Alternative Ecologiste et Sociale rappellent à l’ordre Valérie Pécresse et souhaitent que la loi soit appliquée purement et simplement dans les délais les plus courts.