Conseil d’Île-de-France Mobilités du 13 février 2019 : des sujets d’inquiétudes nombreux
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[Communiqué de presse]

Réuni mercredi 13 février, le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités a adopté plusieurs mesures annoncées ces dernières semaines par sa présidente, notamment certaines, défendues de longue date par les écologistes, en faveur de la gratuité des parkings relais et du demi-tarif pour les Francilien-nes âgés de 65 ans et plus.

Pierre Serne, conseiller régional du groupe AES et ancien vice-président chargé des Transports de la Région Île-de-France a voté en faveur de ces mesures qui visent à faciliter les déplacements en transports en commun des Francilien-nes, tout en regrettant un manque d’ambition sur la question de l’élargissement de la gratuité et des aides tarifaires à d’autres publics qui était pourtant un engagement d’Île-de-France Mobilités.

“La gratuité des parcs relais pour les automobilistes abonné-es au Pass Navigo est une avancée pour  report modal vers les transports en commun mais cette décision n’a pas de sens si Valérie Pécresse persiste dans le même temps à faire payer les cyclistes alors que nous proposions par amendement la gratuité des consignes Véligo, a regretté Pierre Serne. Rien non plus n’est prévu pour faciliter les déplacements des jeunes et soulager le pouvoir d’achat des familles (comme nous le proposions par voie d’amendements) alors que Paris vient par exemple de décider de la gratuité pour les moins de 11 ans”.

Ce manque d’ambition et de vision sur les mobilités de demain s’accompagne d’une dangereuse accumulation de retards et de renoncements sur les grands chantiers en Île-de-France. À l’image du prolongement reporté sine die du Tram T1 jusque dans le Val-de-Marne (et donc en desservant Montreuil, Rosny et Fontenay, ce que Pierre Serne a redemandé par amendement, en vain) ou du Tzen 2 à Melun en Seine-et-Marne dont Île-de-France Mobilités et la Région viennent de différer d’au moins 5 ans les travaux, sans la moindre mesure d’accompagnement ou de substitution pour les populations concernées (là encore nos propositions en ce sens ont été refusées par Mme Pécresse).

“Sur le CDG Express, la position d’Île-de-France Mobilités devient inaudible alors que les travaux ont débuté sans que la concertation avec le Préfet ne soit terminée. Le refus d’engager un véritable bras de fer avec l’Etat, alors que toutes les collectivités et associations consultées sont opposées à la réalisation du CDG Express avant 2024, est un aveu d’impuissance ou d’ambiguïté, a relevé Pierre Serne. L’État et la SNCF sont incapables de démontrer que les travaux et l’exploitation du CDG Express ne nuiront pas aux 1,3 millions d’usagers quotidiens des trains de banlieue de la Gare du Nord alors que ce devrait être la priorité absolue”.

À l’occasion du futur contrat liant IDFM et SNCF Mobilités pour les quatre années à venir (2020-2024)  Pierre Serne a également mis en garde contre les logiques d’économies et de mise en concurrence portées par Valérie Pécresse. Les efforts de productivité qu’elle réclame risquent de se payer chèrement en terme de baisse de l’offre de trains, des relations sociales, de la qualité de service aux usager-es… Pierre Serne a tout de même obtenu la création d’un groupe de travail sur le renforcement de la présence humaine et des services publics en gare, attente forte du public, tout en maintenant sa demande de moratoire sur les fermetures de gares et de guichets.