Convention sur l’agriculture et la foresterie : La droite régionale persiste à défendre un modèle en faillite
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agriUne nouvelle convention entre la Région et les Chambres d’Agriculture a été votée par la droite régionale. Cette convention accélère la course à la compétitivité, l’innovation et la performance économique à grand renfort de nouvelles technologies.

« La majorité des agriculteurs sont prisonniers des investissements imposés par la « révolution verte » qui  sacralise l’agriculture industrielle depuis les années 50., » rappelle Ghislaine Senée. « Vouloir insister dans cette voie, c’est un non sens historique dont les décideurs d’aujourd’hui endosseront la responsabilité pour les années avenir. L’innovation, c’est la permaculture, c’est l’agriculture biologique de proximité capable de nourrir les personnes plutôt que l’agriculture intensive au service des marchés spéculatifs ».

« Les familles des agriculteurs sont en grande difficulté et il est logique que les enfants ne reprennent pas les fermes de leurs parents lorsqu’ils les ont vu trimer tout leur vie pour rembourser les banques et pour un salaire de misère, » ajoute-t-elle. « Le devoir des pouvoirs publics est de les aider à sortir de cette précarité en les aidant à sortir de ce système. De surcroit, c’est ce que demandent les consommateurs : des produits de qualité issus d’une agriculture respectueuse de la santé et de l’environnement ».

La demande des écologistes pour la création d’un comité d’éthique qui assurerait le contrôle des projets d’innovations portés par des entreprises privées a été refusée. Avec la montée des nanotechnologies, de l’élevage de « précision » qui conduit à la pose de hublots sur les vaches, de toutes les manipulations sur le vivant, il y a besoin d’une instance indépendante pour appliquer le principe de précaution inscrit dans la Constitution Française à travers la charte de l’Environnement.

« Si dans les années 60, il y avait eu ce genre de comité, indépendant des entreprises privées, nous n’aurions peut être pas eu du glyphosate sur l’ensemble de la planète et les cancers qui en découlent. Nous n’aurions peut-être pas à subir aujourd’hui les effets délétères de la chimie sur la qualité des sols et de l’eau. Là aussi, avec un impact terrible sur la santé, » conclut-elle.