Crise du Covid 19 : Ne laissons personne au bord du chemin ! Pour une région sociale
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La crise du Covid 19 a exacerbé les inégalités sociales que nous connaissions déjà dans la région Île-de-France. Impossibilité de payer les loyers, absence totale de revenus, scolarité quasiment inexistante, détresse alimentaire, les francilien-nes les plus précaires ont vécu des semaines extrêmement dures et les conséquences du confinement seront terribles pour ces familles. Le groupe Alternative Écologiste et Sociale demande à la présidente du Conseil régional d’Île-de-France d’oser prendre des mesures fortes contre la précarisation d’une grande partie de ses administré-es. Lutte contre le décrochage scolaire, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, des politiques publiques adaptées à la crise que nous vivons, etc… Le budget supplémentaire de la région Île-de-France doit être mû par une vision émancipatrice de la société, notre lutte contre la lutte sanitaire, sociale et économique actuelle ne doit laisser personne au bord du chemin.

Lors de l’examen du budget supplémentaire de la région Île-de-France, le groupe Alternative Écologiste et Sociale a porté un certain nombre d’amendements, articulés autour de trois piliers afin de proposer un plan de relance alternatif à celui porté par Valérie Pécresse . Les questions sociales et sociétales étaient évidemment au coeur de ce projet, à travers plusieurs propositions emblématiques.

Nous avons notamment demandé au cours de cette séance un véritable plan de lutte contre le décrochage scolaire. Le confinement a isolé les lycéen-des dont les difficultés scolaires étaient parfois déjà importantes. Bien que les enseignant-es aient pu faire un travail admirable afin de maintenir un lien et d’organiser une continuité pédagogique, il est évident qu’un grand nombre de lycéen-ne a totalement décroché pendant cette période. La campagne de phoning pour rappeler les élèves décrocheurs, organisée par Mme Pécresse, est loin d’être suffisante. Nous demandons 24M d’euros d’investissement pour organiser un suivi pédagogique humain, avec tous les moyens financiers nécessaires.

Le groupe AES a notamment rappelé les chiffres liés aux violences sexistes et sexuelles pendant le confinement ! La région a un véritable rôle à jouer dans la lutte contre les violences faîtes aux femmes et cela passe notamment par une augmentation des financements alloués aux associations, aux organismes qui accueillent et logent les femmes vulnérables, etc…

Nous avons également demandé un positionnement fort de la présidente de la Région Île-de-France, afin qu’elle porte auprès de l’État l’automatisation des minima sociaux et l’élargissement du revenu de solidarité active pour les jeunes de moins de 25 ans. 25% des personnes qui pourraient être bénéficiaires de ces aides sociales n’en font pas la demande, en tant qu’élu-es de la République nous ne pouvons accepter une augmentation de la grande précarité due au manque d’informations où aux difficultés que rencontrent certain-es pour bénéficier des leurs droits.

Il s’agit là d’une partie des combats portés par les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale afin de réorienter les intentions budgétaires de l’exécutif régional. La majorité de la région, par la voix de sa présidente, a refusé en bloc l’ensemble de nos propositions.

Vous retrouverez dans le lien ci-contre l’intégralité de l’amendement : Amendement Social:Société