Déversement de béton dans la Seine : Quand Vinci prend la nature pour sa poubelle
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[Communiqué de Presse]

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale au Conseil régional d’Île-de-France ont appris avec une profonde consternation que le géant de la construction Vinci avait déversé du béton directement dans la Seine, possiblement depuis 2018, dans le cadre des travaux du RER E à Nanterre. Grâce au travail d’un garde-pêche assermenté de l’association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPMA 92 & 75 ouest), les services de l’Etat et le grand public ont découvert l’ampleur des rejets de béton dans ce milieu naturel.

 

Pour Mounir Satouri, président du groupe AES, “cette atteinte scandaleuse et délibérée au droit de l’environnement appelle des sanctions lourdes contre le groupe Vinci et des actions de dépollution immédiate. Je demande à Valérie Pécresse d’associer le Conseil régional à la plainte des associations, d’auditionner Vinci en commission régionale et de redoubler de vigilance à l’avenir sur tous les marchés passés par la Région”.

 

“Il s’agit ni plus ni moins d’un écocide. Cet acte déplorable et profondément révoltant montre à quel point l’action des associations de protection de l’environnement est salutaire, alors même que nombre d’entre elles ont vu leurs financements régionaux diminuer ces dernières années” a dénoncé Annie Lahmer pour qui le Conseil régional est aujourd’hui loin d’être exemplaire.

La Région Île-de-France est loin d’utiliser tous les leviers à sa disposition alors qu’elle a le devoir de soutenir les réseaux associatifs sans lesquels les atteintes au droit – mais surtout à la vie dans toute sa diversité – restent bien souvent inconnues et impunies. C’est seulement grâce à un amendement du groupe AES à l’appel à projet régional sur la protection de la biodiversité que les associations concourant aux missions de suivi des espèces peuvent encore bénéficier de subventions.

 

Pour le groupe AES, la Région doit aller plus loin en soutenant financièrement les associations environnementales et les lanceurs-ses d’alerte dans leurs actions en justice. Afin d’améliorer la détection précoce des crises environnementales, le groupe réitère sa demande auprès de Valérie Pécresse d’élaborer un système de cartographie participative recensant les atteintes à l’environnement et à la nature.