En 2019, les Francilien-nes attendront encore la “révolution des transports”
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[Communiqué de presse AES]

Le Conseil régional a débattu, ce lundi, des grandes lignes de son projet de budget 2019 pour les transports en Île-de-France. Pour les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale, ce projet de budget n’entend pas les fortes inquiétudes exprimées ces dernières semaines par les Francilien-nes en matière de pouvoir d’achat, de mobilités et d’environnement.

Ce budget est marqué par le manque d’ambition et par les restrictions imposées par Valérie Pécresse aux Francilien-nes. À mille lieues de la communication régionale sur la “révolution des transports”, les sommes investies par la Région dans le fonctionnement et le développement du réseau de transports baissent en réalité de 5%.

Les élu-es du groupe AES ont tenté de faire entendre d’autres solutions pour soutenir le développement des transports en commun et les nouvelles mobilités, au travers de 15 amendements malheureusement tous rejetés. Rien ne sera fait pour redonner des marges de manœuvre au fret non routier dont les aides ont été divisées par vingt. Rien non plus pour faciliter la desserte en bus des lycées pourtant nécessaire suite à la réforme de Blanquer et aucun coup de pouce supplémentaire pour renforcer l’offre de transports en grande couronne. L’exécutif a tout autant rejeté notre proposition de rendre gratuits les parkings à vélo sécurisés pour faciliter la pratique cyclable.

Conseillère régionale et ancienne administratrice du STIF, Ghislaine Senée a tenu à rappeler les décisions déconcertantes prises par Valérie Pécresse après son élection à la tête d’un des plus grands réseaux de transports urbains au monde : fin de la gratuité des transports pendant les pics de pollution, refus de cofinancer l’achat de vélos électriques, campagne contre la piétonisation des voies sur berges, abandon de la taxe poids lourds, fermeture des guichets dans les petites gares… “La liste est longue et s’ajoute à l’augmentation, dès son arrivée à la Région, du coût du Pass Navigo qu’elle avait pourtant promis de maintenir à 70€. Nous demandons à Valérie Pécresse de tenir sa promesse et de rendre du pouvoir d’achat aux Francilien-nes”.

Ancien vice-président aux Transports de la Région, Pierre Serne a également tenté de faire entendre la nécessité de revenir sur les coupes budgétaires et de soutenir davantage les Francilien-nes. “Alors que les besoins de développer des alternatives à la voiture se font chaque jour plus criants, la Région dépensera 70 millions d’euros de moins qu’en 2015 dans le cadre de l’aide aux transports des personnes les plus modestes. 40% des aides à la mobilité des Francilien-nes qui ont le plus de mal à joindre les deux bouts ont été supprimées, quand le coût de la vie explosait et que les tarifs du Pass Navigo augmentaient eux de 7,5%. Nous demandons à la Région de réunir les départements et les associations pour mettre sur la table de nouvelles tarifications solidaires dans les transports.”