#Féminicides, le groupe Alternative Écologiste et Sociale s’engage.
Partager

L’exécutif régional de l’Île-de-France a proposé au vote le 19 Septembre 2019, un voeu afin de demander au gouvernement d’introduire le terme « féminicide » dans le code pénal.

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale a bien évidemment soutenu et voté ce voeu, qui répond – en partie – à la demande des associations féministes et des organismes engagés dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Bien que convaincu-es de la nécessité de voeu, les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale ont rappelé pendant la séance l’importance d’une véritable prise en charge et d’un meilleur accompagnement des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles ainsi que de leurs enfants.

Au niveau régional, notamment, il est possible de débloquer des espaces de logement pour permettre aux femmes qui sont victimes de violences au sein de leur foyer de pouvoir s’en échapper dans les meilleures conditions possibles.

Nous attendons donc de la part de l’exécutif régional, plus encore que cette demande au gouvernement, des actes et des moyens financiers. Le centre Hubertine Auclert (centre francilien pour l’égalité femmes-hommes), notamment, continue à voir ses subventions baisser chaque année.

Alors qu’elle se présente comme une fervente défenseuse de la cause des femmes, Valérie Pécresse refuse toutes les augmentations de subventions pour les organismes et associations mobilisés contre les violences faites aux femmes que propose le groupe Alternative Écologiste et Sociale.

Inscrire le mot « féminicide » dans le code pénal, c’est reconnaître l’existence et la réalité de ces crimes genrés. 107 femmes sont mortes depuis le 1 janvier 2019, tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Cette situation est intolérable et tout doit être mis en oeuvre pour que cela cesse. Ce voeu est un premier pas, mais il est loin d’être suffisant.