Fin de la concertation, le 13 juin à Nogent-sur-Marne : l’erreur historique de  l’extension de l’incinérateur de Créteil
Partager

La société Valo’Marne, appartenant à Suez et délégataire de service public pour l’exploitation de l’incinérateur de Créteil prévoit la construction d’un nouveau four qui conduira à une augmentation de 50% des volumes de déchets incinérés. Le développement de l’incinération est contradictoire avec la nécessité de diminuer la quantité de déchets produite. Il s’agit d’une méthode de traitement de déchets à substituer par le recyclage, le réemploi mais surtout la limitation de production de déchets.

Les défenseurs du projet cultivent l’ambiguïté en prétendant que l’incinération est la seule solution pour éviter la mise en décharge des déchets ménagers. Les conséquences environnementales dramatiques qu’occasionne le développement de l’incinération ne sont pas prises en considération dans le projet, qui s’accompagne d’une série de sous-projets pouvant s’apparenter à de l’éco-blanchiment. La mairie de Créteil prétend améliorer le mix énergétique de son réseau de chaleur en remplaçant le fioul ou le gaz naturel par l’incinération des déchets. C’est un dévoiement du principe d’énergies renouvelables.

“Lors la concertation du 13 juin prochain, nous allons déposer une contribution au nom du groupe Alternative Écologiste et Sociale, qui démontre que l’incinération ne répond pas à la nécessaire lutte contre la production de déchets.  explique Annie Lahmer, conseillère régionale du groupe AES. Derrière des discours prétendument conscients des enjeux écologiques, les promoteurs de l’incinérateur reproduisent des choix datés et dangereux pour les Franciliennes et Franciliens.”

“L’agrandissement de cet incinérateur s’inscrit dans un plan de gestion des déchets franciliens que la Région île-de-France prépare pour cet automne. ajoute Bénédicte Monville conseillère régionale du groupe AES. Sans surprise, ce projet veut bâtir un modèle économique rentable alors que le sens de l’histoire réside dans la réduction de production de déchets. Ici, comme en Seine-et-Marne où le plan prévoit l’extension de décharges et le recours croissant à l’incinération, ce sont les habitant-es qui subiront les nuisances de cette course effrénée à la rentabilité.”

 

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale dénonce également les conditions de concertation et les moyens démesurés pour promouvoir l’incinération, notamment à Créteil, sans donner la parole à celles et ceux qui émettent des doutes raisonnables et argumentés sur ses effets délétères.

“Il est scandaleux que les élu.e.s favorables au projet se permettent d’instrumentaliser un bulletin municipal pour faire de la publicité à ce projet qui bénéficiera avant tout à Suez, dénonce Annie Lahmer, conseillère régionale du groupe AES. Un adjoint se permet même d’insulter les opposant.es légitimes à ce projet de déchets en voulant les “jeter à la poubelle de l’histoire”. On constate que la concertation, telle qu’elle est menée, est orientée et que la parole citoyenne n’est pas respectée.”