Grand Paris Express: l’interconnexion n’est pas assurée.
Partager


Alors que la Société du Grand Paris a en charge la réalisation du Grand Paris Express,  les interconnexions entre les gares existantes et celles de la future rocade n’ont pas été intégrées au projet et ne sont donc, pour l’heure, pas financées.

Le Conseil Régional du 21 mars 2019 a donc été appelé à délibérer de la création d’un fonds régional ayant vocation à financer cette partie du projet que l’Etat a « oublié » pour un montant total maximal de 100 millions d’euros.

Pour Ghislaine Sénée, élue du groupe AES, « Il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce projet de rocade. Il est incompréhensible qu’on imagine créer un nouveau réseau de transport francilien sans que ne soit réglée la question des interconnexions et de leur financement ni qu’une véritable gouvernance ne soit définie. Cela ne contribue pas à faire regagner de la crédibilité aux élu.e.s auprès des Franciliennes et Franciliens. »

L’État doit prendre ses responsabilités. Ce flou artistique dans les textes, mis en exergue par le dérapage financier qu’a laissé filer la SGP engendre finalement une dilution des responsabilités. Ceci n’est pas acceptable.

Aussi le groupe AES demande à l’État, à la SGP et à la Région d’arrêter de se renvoyer la balle et de rapidement se mettre d’accord en se répartissant entre eux les moyens supplémentaires dégagés, pour que l’ensemble des interconnexions prévues se réalisent sans retard.

Pour rappel le nouveau GPE doit apporter une réponse à l’accroissement des déplacements de banlieue à banlieue dans l’agglomération parisienne et améliorer le niveau de saturation d’un certain nombre de radiales, comme la ligne A du RER et la ligne 13 du métro. Il s’agit donc ici de traiter la capacité du transport collectif francilien, de sa qualité de service, de son attractivité, et par conséquent de renforcer ainsi le rôle social et environnemental du transport public collectif.