IAU : la droite régionale sacrifie les études franciliennes sur l’autel des économies
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[Communiqué de presse AES]

Ce matin, mardi 23 janvier 2018, le conseil d’administration de l’IAU (Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France) a eu lieu sous tension, en présence d’une large partie des salarié-es de la structure, qui manifestaient sous les fenêtres du siège régional. Pour la première fois de son histoire, le CA de l’IAU a été délocalisé à la Région, symbolisant une mainmise insupportable de la droite régionale sur son fonctionnement. Le budget raboté de plus d’un million d’euros et de plus de 10 ETP (équivalents temps plein), malgré l’absorption de 3 autres organismes associés de la région, est fortement contesté par les agents et l’opposition régionale.

Pierre Serne, conseiller régional membre du groupe AES et administrateur de l’IAU, venu soutenir la manifestation avant de rejoindre le conseil d’administration, a proposé un amendement d’un million d’euros au budget de l’organisme, afin que les postes menacés puissent être maintenus et que les travaux de l’IAU conservent leur qualité reconnue et leur indépendance. Son amendement a été rejeté, et le budget voté en l’état. Pierre Serne a par conséquent voté contre le budget proposé.

“L’IAU n’est pas un organisme que Mme Pécresse peut brader. C’est un organisme reconnu unanimement pour ses dossiers de fond et son expertise de haut niveau qui permettent de dépasser les clivages idéologiques et de proposer des solutions de long terme pour l’Île-de-france. C’est un outil qui accompagne les décideurs pour les politiques franciliennes, qui a travaillé sur le schéma d’aménagement, la sécurité, le logement, les transports…. tous sujets qui concernent le quotidien des Franciliennes et des Franciliens. Mon sentiment est aujourd’hui celui d’un potentiel terrible gâchis.”

Pour les élu-es du groupe AES, l’institut d’aménagement et d’urbanisme francilien doit être préservé tel qu’il existe aujourd’hui, capable, par exemple, d’auto-saisine sur des sujets qui concernent l’avenir de l’IDF, et ne doit en aucun cas être instrumentalisé par les responsables politiques, comme la droite régionale a pu avoir tendance à le faire, par exemple pour entretenir la polémique sur les voies sur berges….