Information sur l’amiante dans les lycées franciliens : le groupe AES aux côtés des associations mobilisées
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[Communiqué de presse]

Ce 5 avril, la Cour de cassation se prononcera sur l’extension du “préjudice d’anxiété” à tous les travailleurs-ses exposé-es à l’amiante sur leur lieu d’activité professionnelle. Si l’extension est prononcée, ce préjudice pourrait concerner également tous les personnels qui évoluent dans les lycées franciliens.

Alors que l’amiante est présente dans de nombreux établissements vétustes d’Île-de-France et que des traces ont été détectées dans plusieurs d’entre eux, professeurs et parents d’élèves se mobilisent. A Villeneuve-le-Roi, pour le lycée Brassens au coeur de cette mobilisation, un référé a été déposé à l’automne 2018. Au Conseil régional d’Île-de-France, en janvier dernier, le groupe Alternative Écologiste et Sociale a réitéré sa demande à Valérie Pécresse de publier en OpenData des dossiers techniques amiante ainsi que de leurs mises à jour pour que parents et enseignant-es aient tous les outils d’information.

“Depuis plusieurs années, nous demandons à Valérie Pécresse de publier en OpenData les Dossier Technique Amiante (DTA) de tous les lycées franciliens dont le conseil régional d’Île-de-France est responsable. Cette requête a systématiquement été refusée par la présidente de la région Île-de-France qui préfère faire l’autruche face à un scandale sanitaire qui risque d’être sans précédent !” indique Bénédicte Monville, élue au sein du groupe AES.

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale apportent leur soutien aux professeurs, aux parents d’élèves et aux associations mobilisés pour que les établissements scolaires soient assainis. ils suivront attentivement les résultats de leur plainte déposée au pénal afin de déterminer s’il y a une mise en danger des élèves et de leurs professeurs, ainsi que définir la potentielle responsabilité des pouvoirs publics. Les dangers de l’amiante doivent être pris très au sérieux et l’information doit être à la fois claire et rassurante.

“Il faudrait qu’un site regroupe l’ensemble des DTA des établissements franciliens, pour que chacun-e puisse connaître la situation dans son établissement, mais aussi la situation globale,” propose Sandrine Grandgambe.

Le groupe AES continuera à demander à chaque occasion à la Présidente de la région Île-de-France que les DTA réalisés soient mis à jour régulièrement et puissent être consultés dans leur intégralité par toutes celles et ceux qui le souhaitent. Nous demandons également que les travaux adéquats soient réalisés selon les diagnostics établis.