La dernière ligne de fret ferroviaire de Rungis abandonnée par l’Etat.
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[Communiqué de Presse]

Hier soir, un article du Parisien annonçait que la dernière ligne de fret ferroviaire, le train des primeurs, qui alimente le marché de Rungis serait bientôt remplacée par des camions. Pour parvenir à approvisionner les marchés franciliens de 400 000 tonnes annuelles de fruits et légumes depuis les Pyrénées orientales, ce ne sont pas moins de 25 000 camions qui seront ainsi ajoutés sur les routes chaque année. Alors qu’une autre ligne de fret a déjà été supprimée en 2016, cette annonce tombe comme un couperet et démontre à quel point les politiques de transports vont à rebours des besoins de protection de l’environnement comme de décongestion des routes et de lutte contre la pollution.

Nous sommes à une date importante pour le Marché de Rungis qui fête cette année ses 50 ans d’existence comme “ventre de Paris” et marché d’approvisionnement d’un-e Français-e sur 4 en produits frais. Le groupe Alternative Écologiste et Sociale regrette aujourd’hui ce bras de fer financier et souhaite appeler solennellement la SNCF, la Semmaris, le gouvernement et la région Île-de-France à agir de concert pour que cette ligne ne soit pas fermée le 30 juin prochain, mais au contraire pour qu’elle soit maintenue et que d’autres puissent être mises en place à moyen terme.

“Il est urgent de proposer un virage dans le mode de transports des marchandises. Le maintien de cette ligne de fret serait un symbole fort en faveur d’une remise en cause de notre modèle actuel qui privilégie la route. Il faut au contraire encourager et soutenir les modes de fret ferroviaire et fluvial,“ a soutenu Ghislaine Senée, membre de la commission transports au Conseil régional d’Île-de-France. “La privatisation de la SNCF et la recherche du profit de même que le désengagement de l’Etat des politiques de transition écologique sont pointés à raison, par la CGT Cheminots. Ils sont responsables de ce recul environnemental et social.”

De son côté, Annie Lahmer, responsable des questions environnementales pour le groupe AES, a rappelé les enjeux écologiques actuels sur Rungis : “Le projet de la Cité de la Gastronomie est en construction avec ses futurs toits cultivés, une halle du bio s’est ouverte au marché de Rungis. Tout cela allait dans le bon sens, puisque les Francilien-nes réclament une baisse de l’impact carbone de leur alimentation, une augmentation des produits locaux et bio ainsi qu’un air plus pur. Mais toutes ces mesures ne sont que cosmétiques dans un environnement local déjà trop pollué par le trafic aérien et les trop nombreuses 4 voies.”

Une réflexion au sujet de “La dernière ligne de fret ferroviaire de Rungis abandonnée par l’Etat.

  1. c’est un vrai scandale 20 000 camions c ‘est 20 000 accidents de plus à prévoir sur les routes et le surcout d’entretien pour les routes aux frais du contribuable… c’est aussi 20 000 clients de plus pour VINCI et le gouvernement qui se foutent de la sécurité et de la santé des gens… SAUVONS NOS TRAINS

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