La Région doit engager un plan de transformation écologique de l’économie Francilienne
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L’épidémie du Covid-19 et les mesures de confinement et de distanciation physique mises en oeuvre afin de freiner la circulation du virus ont des conséquences dramatiques pour les Franciliens et Franciliennes. Blocage de certaines activités, faillites, revenus en baisse voire suspendus, les conséquences sociales de la crise ne font que commencer à se manifester. Simultanément les enjeux écologiques n’ont jamais été aussi importants. La crise opère tel un révélateur de déséquilibres préexistants, qu’elle contribue à renforcer. L’action publique doit impérativement se saisir de ces urgences et associer réponse aux besoins sociaux et transformation écologique de notre territoire. L’économie a été arrêtée pour des raisons sanitaires. La levée progressive du confinement est une occasion unique pour choisir collectivement les activités à relancer ou non, mais surtout à délibérer de la manière dont la production de biens et services répond aux besoins individuels et collectifs.

 

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale a fait de nombreuses propositions pour que la sortie de crise ne reconduise pas le monde d’après, injuste et climaticide.

D’abord, l’ensemble des dispositifs régionaux doivent faire l’objet de critères exigeants et être mobilisés au service d’une politique de transformation de notre territoire. Ainsi les contrats d’aménagement régionaux, les dispositifs de soutien aux entreprises, les lycées et leurs cantines, l’action régionale en faveur de l’agriculture et l’alimentation sont autant de leviers pour faire advenir une économie respectueuse du vivant.

 La lutte contre les pollutions offre une opportunité pour à la fois agir pour la santé des Francilien.nes, accompagner les acteurs économiques vers des activités compatibles avec des conditions de vie acceptables mais aussi agir pour le climat. Nous exigeons depuis des années une véritable politique de rénovation massive des logements franciliens. Il faut également engager des plans régionaux de diminution des déchets plutôt que de se contenter d’objectifs vagues de recyclage. Il faut agir concrètement pour la diminution de la consommation d’énergie, sans quoi tous les investissements dans les énergies renouvelables ne feront que s’ajouter aux énergies fossiles. Enfin, il faut assumer que le niveau global de consommation doit diminuer, sans réduction de la qualité de vie des Francilien.nes, au contraire.

Notre avenir post-Covid doit également être un avenir compatible avec les enjeux climatiques et de biodiversité, avec les enjeux écologiques au sens large. Pour cela il faut investir dès aujourd’hui : réorientation des industries de transport vers le fret, formation professionnelle fléchée vers une économie frugale et émancipatrice, tourisme social et éducation populaire, il faut faire confiance à la jeunesse Francilienne qui assumera demain les choix que nous faisons, ou quand il s’agit de la droite régionale, ne faisons pas aujourd’hui.

Téléchargez l’amendement déposé lors de l’examen du budget supplémentaire 2020