La Région Île-de-France doit avoir une position officielle sur la privatisation APD
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Question du Groupe Alternative Écologiste et Sociale

« Depuis notre dernier débat sur la privatisation d’ADP, des choses ont changé. Notamment la confirmation par le Conseil constitutionnel de la validité d’un référendum et en conséquence un moratoire sur le processus de privatisation.

À ce jour, notre institution régionale n’a jamais pris aucune position officielle concertée sur cette question de la privatisation. Seule la Présidente s’est exprimée, en réalité en son nom, en se réjouissant d’avoir obtenu un potentiel poste de censeur dans un possible conseil d’administration. Cette position a minima, qui permet simplement à Madame la Présidente de faire valoir un avis bien en-deçà des propositions portées par son opposition et une partie de sa majorité, n’a en réalité pas été discutée en Assemblée plénière et ne peut en aucun cas – d’autant moins après les dernières évolutions sur la privatisation – tenir lieu de boussole à notre Région pour une question aussi structurante pour l’avenir des Francilien.ne.s et de l’environnement régional.

Pour nous, il est inconcevable qu’une infrastructure aussi stratégique pour notre territoire et notre pays passe entre les mains d’opérateurs privés dont l’objet premier est de faire des profits y compris au détriment de l’intérêt général. Il est inconcevable que cet aéroport ne soit pas au coeur d’un débat démocratique large, sur les questions de la qualité de vie des habitant-es, des transports pour toutes et tous, de la pollution de l’air, du bruit, des effets sur l’emploi ou encore de la protection de notre environnement. Il est inconcevable que notre parole autant que celle des Francilien-nes soit couverte par votre seule voix à vous, Madame la Présidente.

Aussi, nous demandons, par cette question, qu’une délibération soit débattue clairement dans cet hémicycle. Ce dont les Franciliennes et les Franciliens ont besoin, c’est que notre institution affirme une position qui préserve leurs intérêts, y compris de long terme ; par le respect du SDRIF assurément, mais aussi par la prise en compte de leurs besoins quotidiens et la préservation de leur santé et de leur environnement à l’heure où le dérèglement climatique s’emballe.

Dans le cadre d’un débat démocratique large, acceptez-vous, Madame la Présidente, de mettre à l’ordre du jour d’une prochaine séance régionale, une délibération qui engagera la région sur une position officielle et claire de l’institution régionale quant à la privatisation d’ADP ou préférez-vous, Madame la Présidente, poursuivre vos manoeuvres et négociations personnelles et opaques ?

Par ailleurs, jouerez-vous le jeu de l’exercice démocratique et de la consultation citoyenne en favorisant la mise en oeuvre du référendum sur ce sujet ? »