Landy sauvage: sauvons la vraie innovation urbaine!
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Landy Sauvage« Communiqué de presse »

L’Etablissement public foncier d’Île-de-france (Epfif) vient de lancer une procédure d’expulsion incompréhensible contre le Landy sauvage à partir du 29 octobre, à trois jours du début de la trève hivernale. Si l’Epfif est bien le propriétaire du terrain occupé par le Landy Sauvage, il n’y défend aucun projet d’aménagement avant plusieurs années. Par cette décision il met en danger un lieu innovant de cohésion sociale et d’expression culturelle.

 

Depuis son installation en mai 2018, le Landy Sauvage est un espace autogéré et non marchand qui a trouvé sa place à Saint-Denis. À disposition de tou·tes les habitant·es, associations et collectifs locaux et d’ailleurs, c’est un lieu autogéré et entièrement non marchand de création, de pratique et de représentation artistique et sportive, ou encore de soutien matériel et alimentaire d’urgence aux personnes sans abri et en exil en Île-de-France.

 

Sur 7.000m², il accueille plusieurs centaines de personnes par semaine dans la boutique gratuite de livres et de vêtements, les ateliers d’auto-réparation de vélo, le point de distribution de légumes biologiques, le jardin recréé sur une friche bétonnée, les salles de réunion associatives, les ateliers d’artistes et d’artisans, les espaces logistiques pour l’économie circulaire, les dizaines de cours et ateliers à prix libre, les projections de film, les festivals militants et culturels, les expositions, les résidences et répétitions, les cuisines de maraudes, etc. Il abrite également 60 personnes d’horizons divers, dont des enfants. 

 

“Ce lieu de vie collective développe de nombreux projets en lien direct avec son territoire, mais aussi à une échelle francilienne en mettant à disposition les bâtiments pour de nombreuses actions culturelles, associatives ou sportives rappelle Julien Bayou, conseiller régional d’Île-de-France, membre du groupe Alternative Écologiste et Sociale. Ce type d’initiatives solidaires, autogérées et écologiques devraient être encouragé par les pouvoirs publics et multiplié à l’échelle de toute la région, il est absolument incompréhensible que Mme Pécresse, redevenue depuis peu présidente de l’Epfif, et le Préfet de Seine-Saint-Denis démolissent tous ces projets. Nous appelons celles et ceux qui le souhaitent à les rejoindre pour une mobilisation festive et pacifique contre cette expulsion”.

 

“Alors que le préfet du 93 semble décidé à multiplier les interventions, en témoigne l’expulsion injuste du foyer Bara à Montreuil ce matin, nous appelons à suspendre les expulsions, et demandons l’arrêt des expulsions sans relogement et des mesures de fond pour stopper la spéculation immobilière et la fabrique du logement cher.”