Les enfants d’Île-de-France largement exposés aux particules fines
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[Communiqué de presse]

L’association Respire, en partenariat avec WWF, le Réseau Action Climat, la FCPE Paris et Greenpeace s’est appuyée sur les données Airparif entre 2012 et 2017 pour réaliser une carte indiquant les niveaux de pollution aux particules fines dans les établissements scolaires.

Les résultats sont accablants : 91% des établissements (des crèches aux lycées) sont exposés à des concentrations de particules fines (PM2,5) supérieures aux seuils fixés par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Le Conseil Régional est concerné à double titre : d’une part c’est à lui d’être garant de la santé des 717 700 lycéennes, lycéens et apprenti-es d’Île-de-France ; d’autre part c’est bien à la Région de mettre en oeuvre des actions concrètes permettant d’améliorer rapidement la qualité de l’air.

Pour rappel, les dernières études disponibles font état de 800 000 morts prématurées par an en Europe liées à la pollution de l’air. Les enfants sont les plus exposés et les conséquences sanitaires peuvent être très graves : asthme, allergies respiratoires, risque de développer des maladies pulmonaires, des AVC ou des infarctus. Comme le dit bien Alexandria Ocasio-Cortez, la parlementaire démocrate états-unienne, “l’inquiétude au sujet de la qualité de l’air ou de l’eau potable n’est pas un sujet élitiste, c’est un sujet de qualité de vie” qui concerne tout le monde.

“La qualité de l’air est un enjeu majeur en Île-de-France. Notre groupe, inlassablement, propose des mesures conséquentes en la matière. Plan de sortie du Diesel, circulation restreinte et gratuité des transports pendant les pics de pollution, taxe kilométrique poids-lourds, moratoire à l’extension de capacité des incinérateurs, rénovation thermique et soutien aux énergies renouvelables : mesures que Valérie Pécresse ne veut pas mettre en place,” explique Annie Lahmer, conseillère régionale du groupe.

Nous attendons maintenant que l’exécutif régional procède très rapidement à des analyses fines de l’air intérieur et extérieur dans les lycées et CFA. Il est urgent de mettre en place des actions concrètes pour améliorer la qualité de l’air que respirent les personnels et les élèves.

Les élu.e.s du groupe AES ont signé la pétition lancée par l’association Respire , à l’origine de ce travail de cartographie et s’associent à leur demande de création de voies vertes sur les grands axes routiers franciliens ainsi qu’à l’extension des zones à faibles émission.

“On constate un retard des communes de la petite couronne dans la lutte pour la qualité de l’air. La Région doit les accompagner, notamment concernant la création de zones à faible émission. La droite francilienne n’est pas à la hauteur des enjeux : aucun budget spécifique n’était dédié à la qualité de l’air extérieur en 2019, à part le fonds de renouvellement des chaudières à bois qui n’a pas été dépensé, ou le projet Airlab qui relève lui aussi du gadget,” selon Sandrine Grandgambe, conseillère régionale du groupe AES.