Les lycéen-nes des établissements publics progressivement délaissé-es au profit des lycées privés
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[Communiqué de presse AES]

Le budget 2019 supprime 20 millions d’euros pour la rénovation des lycées publics par rapport au budget 2018. Cette baisse de dotation est incompréhensible au regard des graves difficultés qu’élèves, personnel enseignant et non enseignants rencontrent pour étudier, enseigner ou travailler dans de bonnes conditions. Trop d’établissements franciliens font état de difficultés de fonctionnement du fait de locaux vétustes, d’un manque flagrant de personnel et de moyens financiers.

Fuites d’eau, bâtiments vétustes et délabrés, inondations, accueil des personnes à mobilité réduite pas aux normes, manque de personnel éducatif, d’encadrement et d’entretien, saturation des établissements et des salles de classes… ne sont que quelques exemples des problèmes subis au quotidien. Malgré le discours de la majorité régionale, les moyens nécessaires alloués à l’éducation des jeunes Francilien-nes dans les lycées public ne sont pas à la hauteur.

En revanche et en dépit des obligations de la Région de pourvoir aux besoins des lycées publics, la présidente de la Région Île-de-France décide d’augmenter le budget alloué aux établissements privés (8 millions d’euros pour entretenir ce patrimoine privé). Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale ont demandé que l’intégralité de ces sommes soient attribuées aux réparations dans les établissements publics. “Augmenter les aides aux investissements pour les établissements privés alors que l’ensemble de la communauté éducative publique souffre d’un manque moyens, c’est faire un choix très clair vers une privatisation progressive de l’éducation,” dénonce Bénédicte Monville, conseillère régionale.

La présidente de la Région ne veut voir que ce qui l’arrange. Elle balaye d’un revers de main les revendications de la communauté éducative et des élèves, ajoute Sandrine Grandgambe. Le manque de moyens dans les établissements d’enseignement public alimente les violences sociales dont est victime une partie de la jeunesse francilienne.

Le groupe AES a porté de nombreux amendements et ainsi demandé à l’exécutif une nouvelle orientation budgétaire pour l’enseignement secondaire. L’ensemble des amendements proposés par le groupe AES a été refusé par la majorité régionale.